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PHARE » Laboratoire » Jean Salem » Liste détaillée des publications de Jean Salem

Liste détaillée des publications de Jean Salem

 

Les ouvrages sont groupés par thèmes :

 

-P H I L O S O P H I E

- E S T H É T I Q U E S

- L O G I Q U E

- S C I E N C E S   P O L I T I Q U E S

- P R E S S E / D I V E R S

 

 

 

P H I L O S O P H I E

 

PHILOSOPHIE MORALE

 

- Livres

 

1. Cinq variations sur la sagesse, le plaisir et la mort.
— Fougères, Encre Marine, 1999. — 330 p.

Ouvrage couronné par l’Académie Française
– Prix La Bruyère, 2000.
Rééd. 2007 : Paris, Michalon (‘Fonds perdus’) : 376 p.

 

    « Mangeons et buvons, car après la mort il n’y a plus de plaisir ! ». Lorsque l’on fait effort pour retrouver explicitement ce curieux conseil non seulement chez saint Paul, mais aussi bien dans la Sagesse ou dans le livre d’Isaïe, on constate que cette parole attribuée par les Écritures aux impies figure également chez Hérodote et Montaigne,

quand ceux-ci rapportent que les Égyptiens plaçaient dans les banquets l’effigie d’un mort en bout de table ; qu’elle se retrouve dans des contextes fort disparates chez Athénée de Naucratis, chez Ronsard, puis chez le libertin Des Barreaux, chez Léon Chestov et, bien avant lui, chez des Pères tels que Pierre Chrysologue ; puis on la rencontre encore et encore, ici sous la plume de Schopenhauer, et là dans un texte de Renan ou de Feuerbach. On remarque, chemin faisant, à quel point le matérialisme philosophique ne tend pas spontanément vers la sereine ataraxie d’Épicure. On découvre ou l’on redécouvre qu’une tradition anacréontique, celle d’Omar Khayyam, celle du faux épicurisme des poètes de la Pléiade, celle des voluptueux inquiets, a tout autant voix au chapitre lorsqu’il s’agit de méditer en athée sur les mobiles de l’agir humain ou sur la possibilité d’être heureux. « Tant la religion a pu conseiller de crimes ! ». « La vie entière du philosophe est une préparation à la mort » . « Qui sait si vivre n’est pas mourir, et si mourir n’est pas vivre ? ». « Il y a une seule chose dont Dieu même est privé, c’est de faire que ce qui a été fait ne l’ait pas été ». En étudiant les usages extrêmement divers que de telles formules ont pu connaître en histoire des idées, Jean Salem retrouve ici quelques questions philosophiques essentielles, – qui ont trait à la sagesse, au plaisir, à la mort.

 

• Comptes rendus :
- Journal de Paris 1 – Panthéon Sorbonne, n° 59, juin 2007
- Bulletin Critique du Livre Français, octobre 1999

 

• Presse :
- Le Magazine littéraire, n° 468, octobre 2007 [Michel Delon]
- Libération, 8 juillet 1999 [Robert Maggiori]
- Lire, juin 1999 [Jean Blain]

 

2. Le Bonheur ou L’Art d’être heureux par gros temps.
— Paris, Bordas (‘Philosophie présente’), 2006. — 288 p.

-

Rééd. 2011 : Paris, Flammarion (‘Champs’) : 284 p.

 

. [Traduction en portugais : A felicidade ou a arte de ser feliz quando os tempos vão maus, Beja (Portugal), Cooperativa Cultural Alentejana, Allia, 2013]
. [Traduction partielle en espagnol (Préf., chap. 6 et 7, Concl.), dans Marx Ahora, La Habana (Cuba), n° 29, 2010, p. 122-139]

 

    Dans ce livre consacré à l’idée du bonheur, Jean Salem tente de penser l’unité du simple bien-être, du souverain bien dont parlaient les Anciens et de la lutte pour qu’advienne un bonheur commun. Il prend son bien chez Tolstoï, chez Maupassant, chez Villiers de l’Isle-Adam, chez Tchekhov presque autant que chez certains des philosophes à qui va sa prédilection : Montaigne, Descartes, La Mettrie, Diderot, Rousseau parfois, Feuerbach. Mais c’est un Épicure fortement mâtiné de marxisme qui rappelle ici la cadence et qui donne son harmonie à cet orphéon très multiple. — Épicure, en attendant mieux : car nous sommes nés une fois, il n’est pas possible de naître deux fois, et il faut n’être plus pour l’éternité.

 

• Comptes rendus :- Journal de Paris 1 – Panthéon Sorbonne, juin 2006
- Livre-Hebdo, 27 janvier 2006 [Jean-Maurice de Montrémy : « Épicure, fil rouge »]
- Lire, février 2006 [ Jean Blain ]

 

• Presse :
- Hawler [Kurdistan], avril 2012 [Shawnm Yahya]
- L’Humanité, 22 mars 2006 [Olivier Bloch : « Épicure, en attendant mieux »]
- Vient de paraître, n° 24, mars 2006 [Guy Samama]
- HD – L’Humanité Dimanche, n° 23, 10-23 août 2006 [Réflexions : « Le bonheur n’est pas que dans le pré »]
- Biba, avril 2006
- Télérama, 15-21 juillet 2006, n° 2948 [Catherine Portevin]
- Journal interne Pricewaterhouse Coopers, septembre 2006 [Entretien : « Les gens sont plus beaux quand ils sont ensemble »]
- Ouest-France, 25 novembre 2006, n° 2948 [Carl Hocquart : « Le bonheur ? ‘Une cause qui dépasse le destin’ »]

• Presse WEB :
- La Critique Evene [ Thomas Yadan ]
- Parutions.com – L’actualité du livre et du DVD, 11 septembre 2006 [Geneviève Djenati : « Le bonheur, vraies et fausses pistes »]

 

- Articles

3. « La possibilité du suicide, ingrédient du bonheur humain », Mediapart, 7 avril 2011.
4. « Désir, passions », dans : Philosopher 2 (dir. Ch. DELACAMPAGNE et R. MAGGIORI), Paris, Fayard, 2000, p. 25-38.

 

 

HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE

Histoire de la philosophie ancienne

- Livres


5. Présentation et notes dans :
HIPPOCRATE. Connaître, soigner, aimer.
Le Serment et autres textes,
choisis dans le Corpus hippocratique.
— Paris, Éd. du Seuil (coll. ‘Points’), 1999. — 286 p.

    « Je jure par Apollon, médecin, par Esculape..., par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment que voici [...]. Je passerai ma vie et j’exercerai mon art dans l’innocence et la pureté ». D’Hippocrate de Cos (né vers 460 avant notre ère), nous ne connaissons la plupart du temps que le célèbre Serment. Mais Hippocrate (et les médecins du Ve et du IVe siècle avant notre ère) ont laissé un ensemble impressionnant de textes médicaux. Certains, avant tout empiriques, donnent une idée des croyances et des pratiques médicales de la Grèce de l’âge classique. D’autres brillent non seulement par la finesse de leurs observations, mais par la forme et la noblesse de la pensée : l’art médical y est en même temps et indissolublement philosophie ; on y trouve une certaine idée de l’homme et une conception de la nature. Les textes choisis dans cet ouvrage donnent ainsi accès non seulement aux débuts de la médecine occidentale – Hippocrate invite déjà à une interprétation rationnelle des signes cliniques –, mais à une profonde sagesse du corps et de la vie, dont le premier mot est le respect dû au malade.

 

• Compte rendu :
- Revue d’histoire de la pharmacie, année 1999, vol. 87, n° 324, p. 497-498 [Olivier Lafont]

 

• Presse :
- Libération, 25 mars 1999 [Roger Maggiori : « Par Esculape... »]

 

6. Démocrite. Épicure. Lucrèce. La vérité du minuscule.
— Fougères, Encre Marine, 1998. — 232 p.

[Recueil regroupant les publications numérotées 32 à 35 et 37-38]

    Il y avait la sentence convenue en vertu de laquelle l’atomisme de Démocrite résulterait d’un simple « monnayage de l’être éléatique ». Il y avait cette foule de monographies qui tendaient à « dématérialiser » l’atome démocritéen, à en faire tout ce qu’on voudra sauf un corpuscule. Jean Salem, prenant un parti contraire, s’est efforcé de présenter une interprétation matérialiste de cette pensée qu’il tient pour fondatrice du matérialisme philosophique. Bien loin de se réduire à un surgeon quelque peu baroque de l’éléatisme parménidien, la philosophie des atomes prolonge et amplifie les spéculations d’Empédocle et d’Anaxagore, voire celles des premiers physiologues ioniens. Elle a partie liée, en outre, avec la préhistoire et l’histoire des sciences. Aussi, malgré quelques divergences de doctrine, Épicure et son disciple romain Lucrèce n’ont-ils fait que prolonger l’extraordinaire intuition de leur devancier Démocrite. C’est en partant de tels principes que Jean Salem donne, dans les textes qui sont ici réunis, un commentaire linéaire de la Lettre dans laquelle Épicure résume son éthique ; qu’il décrit la lutte que Lucrèce a menée contre la religion populaire ; et qu’il tente de déterminer ce que sont, du point de vue des épicuriens, les conditions du plaisir pur. L’auteur brosse ensuite une rapide esquisse de ce que pourrait être une histoire de l’atomisme philosophique : Démocrite, Épicure, Lucrèce, mais aussi les Mottécallemîn, Nicolas d’Autrecourt, Gassendi, Boyle, Cudworth, Newton, Diderot, etc. Il signale l’extrême intérêt du dogme touchant l’atomicité du temps, dogme que soutinrent plusieurs atomistes – grecs, romains, latins ou arabes. Jean Salem approuve enfin, dans l’étude qui clôt le présent recueil, ce qu’affirmait déjà l’antiquisant... Karl Marx : l’étrange théorie épicurienne de la déclinaison atomique possède au moins ce grand mérite qu’elle tente de « sauver », au sein même du matérialisme le plus radical, le fait incontestable de la liberté.

 

• Comptes rendus :
- Bulletin Critique du Livre Français, septembre 1998
- Choisir, octobre 1998 [Bruno Huisman]
- Les Études Classiques, juillet 1999 [J. Filée]
- La Recherche, juillet 1999 [Étienne Klein]

 

• Presse :
- Libération, 7 mai 1998 [Robert Maggiori : « Épicure de jouvence »]

 

7. L’Atomisme antique. Démocrite, Épicure, Lucrèce.
— Paris, Hachette (‘Le Livre de Poche / Références’),
1997. — 255 p.

Rééd. sept. 2013, sous le titre : Les Atomistes de l’Antiquité : Paris, Flammarion (‘Champs’) : 312 p.

 

. [Traduction en coréen
par Chang-Yol Yang,
Séoul, éd. Nanjang, 2007, 311 p.
avec une préface de l’auteur]
. [Sous presse : traduction en portugais du Brésil
par Xerxes Gusmão,
aux éd. Barcarolla,
avec une préface de Maria das Graças de Souza]

-

    Parmi les Anciens, Démocrite, Épicure et Lucrèce ont eu le génie de professer que l’univers entier est une sorte d’immense Lego ! — Ils enseignèrent que l’être est un et, tout à la fois, sporadique ; que la naissance est composition et la mort désagrégation ; que de minuscules éléments de construction, lesquels, pris un à un, sont éternels et immodifiables, se combinent puis se dissocient au gré de leur agitation incessante dans le vide immense. Épicure et Lucrèce, son plus grand disciple romain, furent en outre deux maîtres de volupté : beaucoup plus que chez Démocrite, la philosophie des atomes a chez eux partie liée avec la poursuite du plaisir qu’ils identifient au bien souverain. À ce titre, ils sont résolument modernes. Comme ils le sont aussi quand ils annoncent que, dans un univers dont la Providence est exclue, dans ce Lego fait de corpuscules insensibles, chacun pourra mesurer le néant des fables qui agitent les mortels, l’absurdité des mythes relatifs aux châtiments infernaux et, ainsi, parvenir à l’idée qu’il est possible d’atteindre un bonheur intense, durable et parfait, dans les limites de cette vie terrestre.

 

• Compte rendu :
- Revue philosophique, 1999, 189 (4), p. 522-523 [Marcel Conche]

 

• Presse :
- Le Monde, 19 décembre 1997 [Roger-Pol Droit]
- Libération, 7 mai 1998 [Robert Maggiori]
- Lire, mars 1998 [Jean Blain]
- Regards, mars 1998 [Jean-Paul Jouary]


8. Démocrite. Grains de poussière dans un rayon de soleil.
— Paris, Vrin, 1996. — 416 p.

Ouvrage publié avec le concours du C. N. R. S.
Prix Reinach 1996, décerné par l’Association pour l’encouragement des Études grecques en France.
2e éd. augmentée : 2002. — 432 p.

 

Cet ouvrage constitue une version abrégée d’un Démocrite présenté le 3 décembre 1994, à l’occasion de ma soutenance d’Habilitation : la version primitive comportait 2 millions de signes. — Le lecteur qui serait désireux de consulter cette version initiale de mon travail pourra le faire soit à la Bibliothèque de la Sorbonne [Cote : I 4 = 17. 991 (1-2)], soit à la Bibliothèque Inter-universitaire de Paris-Tolbiac [Cote : R 94 : 137].

 

    Grains de poussière dans un rayon de soleil, poésie du discontinu que la lumière de l’entendement met à jour, vérité du mobile et du minuscule : l’atomisme de Démocrite porte, assurément, à rêver. Selon les témoignages convergents de Cicéron, de Lucrèce et de beaucoup d’autres, Démocrite fut, par surcroît, un colosse dont la stature peut être comparée à celle d’un Platon ou d’un Aristote. Physique générale, astronomie, théorie de la connaissance, psychologie et médecine, anthropologie et éthique : il n’est rien dont il ne traite.
   À l’aide des nombreux témoignages et fragments réunis par Diels et Luria, on a tâché de rechercher l’unité d’inspiration qui dut présider à cette œuvre encyclopédique. Il est tout à fait possible de distinguer l’immense silhouette de Démocrite dans maints textes de l’Antiquité : aussi est-il fort tentant de s’essayer à reconstituer le système de pensée de celui que Sénèque a tenu pour « le plus subtil de tous les Anciens ». L’ouvrage comprend 3 Index ainsi qu’une Bibliographie.

 

Engl. : In this work, a shortened version of a Habilitation thesis, Jean Salem presents a comprehensive review of the ancient evidence for the doctrines of Leucippus and Democritus and the modern literature devoted to them. The introductory chapter details the encyclopedic character of Democritus’ œuvre and his high reputation in antiquity, then proceeds to review the meager biographical and chronological data that have survived. The body of the book surveys Democritus’ work under the following (each the subject of a chapter) : physics, cosmogony and meteorology, theory of knowledge, psychology, medicine, anthropology, and ethics. After a chapter on the « legend of Democritus », which includes an account of the pseudo-Hippocratic writings on the association of Hippocrates and Democritus, the work concludes with a brief chapter on the influence of atomism in the medieval and modern worlds, a select bibliography, a concordance with Diels-Kranz, and 2 indexes.

 

• Comptes rendus :
- Ancient Philosophy, Fall 1997, vol. XVII – n° 2, p. 529-532 [Rein Ferwerda]
- The Classical Review, vol. XLVIII, n° 1 / 1998 [vol. CXII of the continuous series], p. 82-84
[Malcolm Schofield : Democritus revived]
- Isis, vol. 87 (4), déc. 1996 [C. C. W. Taylor]
- Revue philosophique, n° 1 / 1998, p. 98-99 [Pierre-Marie Morel]

 

• Presse :
- Le Figaro littéraire, 13 juin 1996 [Lucile Laveggi]
- Le Monde, 15 mars 1996 [Roger-Pol Droit : « Un rire traversant les siècles »]
- Libération, 4 avril 1996 [Roger Maggiori : « Le rayon de Démocrite »]
- Regards, mai 1996 [Jean Salem]


9. La Légende de Démocrite.
— Paris, Kimé, 1996. — 158 p.

    Ce qui fut dit de Démocrite, il convient de le rapporter, quand bien même ce serait une erreur. Car il s’agit de celui que Sénèque a désigné comme « le plus subtil de tous les Anciens » ; de celui-là même qu’Aristote semble avoir considéré comme son interlocuteur principal. Quelles sont les sources de ces curieuses Lettres dans lesquelles Démocrite est représenté à demi fou, mélancolique, riant à propos de toute chose, au point que ses concitoyens mandent le médecin Hippocrate qui, peut-être, parviendra à guérir cette folie ? Que signifie l’opposition convenue du rire de Démocrite et des pleurs d’Héraclite ? Démocrite, enfin, fut-il alchimiste ? — C’est à ces trois questions que le présent livre s’efforce d’apporter des réponses – ou des éléments de réponses.

 

• Compte rendu :
- Elenchos, anno XIX, 1998, fasc. 1, p. 171-172 [Gabriele Giannantoni]

 

• Presse :
- Le Monde, 15 mars 1996 [Roger-Pol Droit : « Un rire traversant les siècles »]

10. Présentation et notes dans :
PLUTARQUE, Du Stoïcisme et de l’Épicurisme
[Des contradictions des Stoïciens. — Que les Stoïciens disent des choses plus étranges que les poètes eux-mêmes. — Des notions communes contre les Stoïciens. — On ne peut vivre, même agréablement, en suivant la doctrine d’Épicure. — Contre l’épicurien Colotès. — S’il est vrai qu’il faille mener une vie cachée].
— Paris, Sand, 1996. — 238 p.

    Il est de ces temps sans issue où la liberté semble avoir déserté jusqu’aux rêves des hommes ; le temps où vécurent Épicure (341-270 avant J.-C.) et Zénon (vers 335-vers 264 av. J.-C.), le fondateur du stoïcisme, fut précisément de ceux-là. Épicurisme, stoïcisme : ces deux doctrines qu’on oppose parfois à l’excès, comme si elles se situaient aux deux antipodes de la vie morale, ont connu un grand succès dans l’Antiquité et, tout particulièrement, aux Ier et IIe siècles de notre ère, époque à laquelle Plutarque rédigea son œuvre encyclopédique. Trois des six traités réunis ici sont consacrés à réfuter les thèses des philosophes épicuriens, et les trois autres celles de leurs rivaux stoïciens. L’intérêt de ces témoignages est multiple. Au travers d’écrits polémiques, assez courts et faciles à lire, nous prenons une assez bonne connaissance des doctrines des Stoïciens et des Épicuriens telles qu’elles étaient reçues à l’époque. Ce qu’en dit Plutarque n’est certes pas toujours impartial ; mais il n’est pas inutile de trouver sous sa plume une critique de ces deux éthiques que l’on accueille ou que l’on rejette, trop souvent, tout d’un bloc. Il est, en outre, fort instructif de découvrir la position du platonicien Plutarque face à ces deux philosophies qui exercèrent une si profonde influence durant l’Antiquité gréco-romaine et qui ont su conserver, par-delà les siècles, une si grande force et un si grand attrait.


11. Commentaire de la Lettre d’Épicure à Hérodote.
— Bruxelles, Ousia (‘Cahiers de philosophie ancienne’, n° 9), 1993. — 104 p.

 

    La Lettre à Hérodote, dont on lira ici un commentaire détaillé, récapitule les principes généraux de la physique d’Épicure. Épicure soutient que l’univers est constitué de corps et de vide. Les mondes sont en nombre infini. — La vision, l’audition et l’olfaction ne sont qu’autant de modes du toucher. La sensation est toujours vraie. — Forme, grandeur, pesanteur des atomes. Les « petites parties » de l’atome constituent des grandeurs-unités. — L’âme, étant un corps composé de particules subtiles, meurt en même temps que le corps. — Les mondes, tous nés d’un tourbillon, sont sujets à dissolution. C’est sous l’empire de la nécessité que les hommes font de nouvelles découvertes : l’origine du langage articulé. — L’indifférence des dieux à notre égard. La théorie des explications multiples. Le souverain bien.

 

• Compte rendu :
- Antaios, vol. 2 (n° 1), mars 1994 [Christophe Gérard]

12. La mort n’est rien pour nous. Lucrèce et l’éthique.
— Paris, Vrin, 1990. — 302 p.
2e éd. : 1997.

    Une étude érudite du poème de Lucrèce, faisant le point sur les travaux français et étrangers les plus récents. — L’attitude de Lucrèce à l’égard de la religion. Son pacifisme. Le rôle du clinamen dans la psychologie épicurienne. La critique de la crainte de la mort. La critique de l’amour-passion. L’anthropologie lucrétienne et la question de la valeur morale du progrès. La description de la peste d’Athènes : Lucrèce est-il le poète de l’angoisse ?

L’ouvrage comprend 2 Index ainsi qu’une Bibliographie thématique (638 titres).
N. B. : Cette bibliographie constitue la version allégée de la recension que j’avais effectuée dans le cadre de mon travail de doctorat [L’Éthique épicurienne, d’après Épicure et Lucrèce (The Epicurean Ethics, after Epicurus and Lucretius) : Thèse reproduite sur microfilm par l’Atelier national de Lille – sous le n° 88. 01. 08034 / 89 – comportant en annexe une bibliographie de 1. 600 titres].

 

Engl. : This book rules about the moral teaching of the De rerum natura and includes 7 chapters :
1) On the prologues ; 2) On the epicurean notion of peace ; 3) On the swerve ; 4) On the fear of death ; 5) On the passion of love ; 6) On Lucretius’ anthropology ; 7) On the description of the Athenian plague.
The work offers a Bibliography (with 638 titles) and 2 Indexes. — 302 p.

 

• Comptes rendus :
- Elenchos, anno XIV, 1993, fasc. 1, p. 106-109 [Gabriele Giannantoni]
- Revue de théologie et de philosophie, vol. 127, mars 1995 / IV, p. 378-379
[Stefan Imhoof]

13. Tel un dieu parmi les hommes. L’Éthique d’Épicure.
— Paris, Vrin, 1989. — 254 p.
2e éd. : 1994.
3e éd. : 2008.

    Tel un dieu parmi les hommes... Ainsi Épicure décrit-il le bienheureux état qu’il promet à Ménécée, son disciple. Et qu’il promet aussi à tous ceux qui auront pris le soin de s’adonner, en temps utile, à l’étude de la vraie doctrine. Car la vie, d’ordinaire, périt par le délai, et chacun de nous meurt affairé. Selon le sage du Jardin, seules des certitudes irrécusables, touchant à la constitution physique du tout, peuvent nous délivrer de la crainte au sujet de la mort et des dieux. Seule la science du mouvement éternel des atomes errant dans le vide infini peut annihiler la douleur de l’âme et laisser advenir en nous la souveraine félicité, la joie de vivre dont témoignent les enfants et les bêtes, le divin plaisir qui constitue la trame de notre être.

 

    L’Introduction étudie l’analogie de la philosophie et de la médecine dans la pensée antique, ainsi que le lien qu’Épicure établit entre le bonheur et la science. L’ouvrage se divise ensuite en 5 chapitres : 1) Rôle du temps dans la doctrine épicurienne (on y insiste sur l’importance de la mémorisation dans la pédagogie d’Épicure) ; 2) Caractère fédérateur de la notion de limite dans la philosophie d’Épicure ; 3) Le plaisir épicurien : recension des analyses de Brochard, Merlan et Diano ; l’épicurisme n’est aucunement un ascétisme ; 4) L’amitié, définie comme vertu impolitique et, tout à la fois, cosmopolitique. Son lien avec l’utilitarisme ; 5) La théologie épicurienne et les principaux problèmes qu’elle soulève.

 

Engl. : The introduction of this work starts with the study of the analogy of philosophy and medicine. It then proceeds with considerations on the links that Epicurus established between pleasure and certitude. The book is then divided into 5 chapters : 1) The role of time in the epicurean doctrine ; 2) The concept of limit as a unifying factor in the epicurean system ; 3) the 3rd chapter recalls the analyses given by Brochard, Merlan and Diano about epicurean pleasure, and denies that any relation can be spotted between epicurism and ascetism ; 4) Friendship, defined as an unpolitical virtue is connected with epicurean utilitarism, through a reflection on the atomic modifications that a mutual frequentation is supposed to determine in each human compound ; 5) Epicurean theology is expounded, with the main problems it involves, as soon as the texts are considered.

 

• Compte rendu :
- Revue philosophique de Louvain, fév. 1993, p. 145-146 [P. Destrée]

 

• Presse : 

- L’Événement du Jeudi, 8 février 1990 [Yves Roucaute]
- Le Figaro, 19 février 1990 [Lucile Laveggi]
- Libération, 18 janvier 1990 [Marc Froment-Meurice]

 

14. ÉPICURE. Lettres. Présentation, notes et commentaires. Traduction d’O. Hamelin, revue et corrigée.
Préface de M. Conche.
Éd. Fernand Nathan (coll. ‘Les Intégrales de Philo’, n° 7), 1984. — 111 p.
[édition augmentée, 1998 : 144 p.].

Rééd. 1992. Édition augmentée, 1998 : 144 p.

[Rééd. Texte seul : Paris, Librio, 2000].

 

• Presse :
- Elle, 17 juillet 2000 [Linda Lé]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Articles

15. « About Marxism, Epicurism and Religion. Did Epicureans fight against illusions that were henceforth outdated ? », dans : SHUANGLI (Z.) éd., Religion, Politics and Marxism in the Secular World, Actes du Colloque de Shangaï (9-11 oct. 2009), tenu à Fudan University, dans : Contemporary Philosophy – Xiandai Waiguo Zhexue, 現代外國哲學 (2) (2011.12), p. 118-135.
16. « Lucrèce et l’épicurisme. Introduction générale », dans : LESTRINGANT (F.) et NAYA (E.) éd., La Renaissance de Lucrèce, Actes de la XXVIIe Journée d’étude du Centre V. L. Saulnier (12 mars 2009), Paris, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne (Cahiers V. L. Saulnier, n° 27), 2010, p. 19-34.
17. « Ojalá concibiéramos el placer como los antiguos griegos » (Concevoir le plaisir à la façon des Grecs), Entretien avec Claudio Martyniuk, Clarín (Argentine), 14 janvier 2007.
18. « Perception et connaissance selon Démocrite », dans : Democritus : Science, The Arts, and the Care of the Soul. Proceedings of the International Colloquium on Democritus (Paris, 18-20 sept. 2003), ed. A. BRANCACCI & P.-M. MOREL. — Leiden-Boston, E. J. Brill (coll. ‘Philosophia Antiqua’, CII), 2007, p. 125-142.

-

    Jean Salem étudie ici la théorie démocritéenne de la perception et les diverses questions qu’elle pose. Il souligne le rôle essentiel que Démocrite a attribué à l’expérience sensible, quitte à faire état d’une « double approche du réel », la connaissance légitime venant rectifier, ou même, le cas échéant, renverser, les premières informations qui ont été délivrées par les sens. Il remarque enfin que les mathématiques démocritéennes paraissent avoir péché par excès d’empirisme : Démocrite semble avoir, somme toute, ravalé cette dernière discipline au rang de sous-partie de la physique et a réduit ainsi le domaine de la mathématique pure à celui de l’arithmétique.

 

 

19. « Le Cœur dans le Corpus hippocratique », Organon (Varsovie), 33, 2004, p. 29-46.

I. Vues générales sur l’ensemble de la Collection hippocratique.
II. Passages de la Collection dans lesquels le muscle cardiaque est décrit ou men tion­né, avec plus ou moins de justesse.
III. Étude du traité hippocratique Peri kardiès (Du Cœur).

20. « Peut-on définir les principes d’une politique épicurienne sur la base des sources anciennes ? », dans : PAGANINI (G.) et TORTAROLO (E.) éd., Der Garten und die Moderne [Actes de l’Arbeitgespräch : Epikureismus vom Humanismus zur Aufklärung. Recht, Moral und Politik, Wolfenbüttel, 23-24 novembre 2000], Frommann-Holzboog Verlag, Stuttgart-Bad Cannstatt, 2005, p. 23-43.

    Le « repli sur la sphère ‘privée’ » et « l’idéologie ‘individualiste’ » qui caractérisent notre époque ne manquent pas de rappeler, note Cornelius Castoriadis, ce « tournant vers l’homme privé et la floraison des philosophies tournées vers sa conduite il y a vingt-trois siècles, après le déclin de la polis démocratique grecque » (La Montée de l’insignifiance, Seuil, p. 208). N’y a-t-il pas lieu de se demander, malgré tout, ce que pourrait bien être une politique épicurienne ? L’abstention politique que prône Épicure ne constitue-t-elle pas d’une certaine façon une prise de position politique ? Et n’y a-t-il rien d’autre qu’un oxymore dans l’idée d’une éventuelle politique épicurienne ?
C’est pour tenter de répondre à ces quelques questions qu’avant de conclure par l’énoncé des cinq piliers de ce que pourrait être une telle politique, j’ai succes si vement étudié : I. le caractère impolitique de la religion épicurienne ; II. la double nature – tout à la fois impolitique et cosmo-politique – de l’amitié ; III. le net ‘assouplissement’ de la consigne d’abstention politique chez les épicuriens romains ; IV. les quelques indications que donnent à propos de la naissance du droit positif le chant V de Lucrèce ainsi que les fragments d’Hermarque, premier successeur d’Épicure à la tête de l’école.

21. « Sagesse pour un monde disloqué », Magazine littéraire [n° spécial : « Les Épicuriens »], n° 425, novembre 2003, p. 31-32.
22. « El Racionalismo de Demócrito », Al Margen, Bogota (Colombie), n° 5, mars 2003, p. 35-48.
23. « Le Rationalisme de Démocrite », Sborník Prací Filozofické Fakulty Brnenské Univerzity, Brno (République tchèque), Université Masaryk, B 47, 2000, p. 93-106.
24. « Comment traduire religio chez Lucrèce ? Notes sur la constitution d’un vocabulaire philosophique latin à l’époque de Cicéron et Lucrèce ». Intervention au Colloque : Traduire les philosophes, O. BLOCH et J. MOUTAUX éd. (Sorbonne, janvier et mars 1992)], Paris, Publications de la Sorbonne, 2000, p. 257-270.

[= version très abrégée de la publication n° 35].

25. « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (SAINT PAUL, I Cor., xv, 32), dans : DIXSAUT (M.) éd., La fêlure du plaisir. Études sur le Philèbe de Platon, Paris, Vrin, 2000, vol. II, p. 203-224.
26. « Démocrite, Épicure, Lucrèce : philosophie des atomes et pensée du plaisir », Les Conférences de philosophie du Lycée Henri IV, Cahier 2, automne 2001, p. 3-18.

[Texte repris, avec quelques variantes, dans le Précis analytique des travaux de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, 2006].

27. « L’Atomisme antique : Démocrite, Épicure, Lucrèce », Polyrama, École Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse), n° 112, décembre 1999, p. 42-44.
28. « Les crimes de la religion (Lucrèce, I. 101) : histoire d’une formule » ; dans : Présences du matérialisme (Colloque international – Cerisy-la-Salle, 11-18 août 1990), J. D’HONDT et G. FESTA éd., Paris, L’Harmattan, 1999, p. 9-22.
29. « Le Rationalisme de Démocrite », Laval théologique et philosophique (Québec), vol. 55, 1, février 1999, p. 73-84.

    Démocrite est un colosse encore méconnu. Cicéron, Sénèque, et bien d’autres comparent sa stature à celle d’un Platon ou d’un Aristote. Physique générale, mais aussi astronomie, théorie de la connaissance, psychologie et médecine, anthropologie et éthique : il n’est rien dont il ne traite. Jean Salem expose ici comment, en prenant appui sur une foule de témoignages provenant de l’Antiquité ainsi que sur une littérature érudite jusqu’ici remarquablement dispersée, il a tenté de reconstituer l’immense silhouette du fondateur de l’atomisme.

 

Engl. : Democritus is a hitherto misunderstood colossus. Cicero, Seneca, and many others compare his stature to that of a Plato or of an Aristotle. General physics, but also astronomy, theory of knowledge, psychology and medicine, anthropology and ethics, there is nothing of which he does not treat.
    Jean Salem shows here how, on the basis of a host of testimonies from Antiquity as well as of an until now remarkably dispersed erudite litterature, he has tried to reconstitute the immense figure of the founder of atomism.

30. « Épicure, Lucrèce et nous », Journal européen de Philosophie, janvier 1999.

Cf. également : n° 39 ci-dessous.

31. « Adaptation et limitation des désirs selon Épicure : la philosophie comme psychiatrie », dans : Actes du Symposium sur Le Trouble de l’adaptation avec anxiété (Paris, 28 novembre 1997 – Symposium présidé par M. le professeur M. FERRERI, Chef du Service de psychiatrie et de Psychologie médicale à l’Hôpital Saint-Antoine), Paris, Springer-Verlag, 1998, p. 35-41.
32. « Marx et l’atomisme ancien. La Dissertation de 1841 », dans : BALAN (B.) éd., Enjeux du matérialisme, Publications de l’Université de Rouen, n° 235, 1997, p. 29-52.

Cette étude a été publiée également dans : Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa [Classe di Lettere e Filosofia, vol. XXV, 1995, 4, p. 1579-1604] ; puis elle a été reprise dans l’ouvrage n° 6 : Démocrite. Épicure. Lucrèce. La vérité du minuscule. — Fougères, Encre Marine, 1998.

33. « La fortune de Démocrite », Revue philosophique, 1996 / n° 1, p. 55-74.

Cette étude a été reprise dans l’ouvrage n° 6 : Démocrite. Épicure. Lucrèce. La vérité du minuscule. — Fougères, Encre Marine, 1998.

34. « Temps imperceptibles et perceptions minuscules dans l’atomisme démocritéen », Revue de l’Enseignement philosophique, XLVI, 1, 1995, p. 3-6.

Cette étude a été reprise dans l’ouvrage n° 6 : Démocrite. Épicure. Lucrèce. La vérité du minuscule. — Fougères, Encre Marine, 1998.

 

    La philosophie des atomes paraît impliquer comme sa conséquence nécessaire le dogme quelque peu étrange de l’atomicité du temps. Étude de ce dogme chez Démocrite (à l’aide, notamment, des témoi gnages critiques d’Aristote), ainsi que chez Nicolas d’Autrecourt et les atomistes arabes médiévaux (Mottécallemîn).

35. « Comment traduire religio chez Lucrèce ? Notes sur la constitution d’un vocabulaire philosophique latin à l’époque de Cicéron et Lucrèce », Les Études Classiques, LXII, 1994, p. 3-26.

Cette étude a été reprise dans l’ouvrage n° 6 : Démocrite. Épicure. Lucrèce. La vérité du minuscule. — Fougères, Encre Marine, 1998.

 

    I. Recension de termes latins proposés par Cicéron et Lucrèce pour traduire certains concepts nés sur le sol de la philosophie grecque (en particulier : stoïcienne et épicurienne).
II. Problèmes de traduction soulevés par un terme ‘endogène’ : qu’est-ce que la religio chez Lucrèce ? Examen des équivalents proposés pour ce mot par une vingtaine de traducteurs du poème De rerum natura.
III. Les « leçons de l’histoire » : pourquoi le mot « religion » paraît bien plus fidèle au concept lucrétien de religio que celui de ‘superstition’.

36. « L’atomisme antique : Démocrite, Épicure, Lucrèce » : Intervention aux Journées d’Étude sur « Les représentations de l’atome », organisées les 27 et 28 janvier 1994 à l’École Normale Supérieure (Paris, rue d’Ulm) par le Laboratoire Jean-Perrin du Palais de la Découverte et le Groupe de Muséologie de la Cité des Sciences et de l’Industrie [typogr.], p. 15.
37. « Commentaire de la Lettre d’Épicure à Ménécée », Revue philosophique, 1993 / n° 3, p. 513-550.

Cette étude a été reprise dans l’ouvrage n° 6 : Démocrite. Épicure. Lucrèce. La vérité du minuscule. — Fougères, Encre Marine, 1998.

38. « Épicure, Lucrèce : les conditions de l’apaisement », dans : S. MATTON et alii éd., La Pureté. Quête d’absolu au péril de l’humain, Autrement (Série ‘Morales’), novembre 1993, p. 131-141.

Cette étude a été reprise dans l’ouvrage n° 6 : Démocrite. Épicure. Lucrèce. La vérité du minuscule. — Fougères, Encre Marine, 1998.

39. « Épicure, Lucrèce et nous », Entretien publié par la revue Lettre, n° 3, 1993, p. 10-14.

Cf. également : n° 30 ci-dessus.

 

Histoire de la philosophie moderne et contemporaine

- Livres

40. « L’invraisemblable ménagerie du jésuite François Garasse ».
Présentation de : GARASSE (F.), La Doctrine curieuse des beaux esprits de ce temps ou prétendus tels : contenant plusieurs maximes pernicieuses à la religion, à l’État et aux bonnes mœurs, combattue et renversée par le P. François Garassus de la Compagnie de Jésus. — Paris, Les Belles Lettres (Encre Marine / ‘Bibliothèque hédoniste’), 2009, p. 11-64. — 968 p.

-

    La Doctrine curieuse des beaux esprits de ce temps ou prétendus tels de Garasse, que Voltaire présente à qui veut le lire comme « le plus absurde et le plus insolent calomniateur, et en même temps le plus ridicule écrivain qui ait jamais été chez les jésuites » ! — Dans ce volumineux traité, (gros de 1025 pages dans l’édition originale de 1623), la sottise, la rage de convaincre ou, à défaut, celle de faire taire l’adversaire, ainsi que l’érudition parfois bien pesante de ce furieux imprécateur, paraissent moins valoir pour elles-mêmes qu’à titre d’objets muséologiques.
    Toutefois, à y regarder de plus près, nous sommes en présence également de ce qui, pour les esprits désireux de s’affranchir peu ou prou de la tutelle de l’Église, va constituer, tout au long du XVIIe siècle et jusqu’au milieu du siècle suivant, une véritable mine en même temps qu’un repoussoir. Car libertins et athées plus ou moins déclarés, déistes de toutes obédiences et partisans de la liberté de conscience iront et retourneront durant un bon siècle et demi à Garasse comme l’on se rend à la source ou, tout du moins, comme à l’un des almanachs les plus complets de l’intolérance et du fanatisme d’église.
Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère, ton tour est venu d’endurer les harangues de cet invraisemblable jean-foutre qui voulut mettre au pas la libre pensée, qui se mit en tête de terroriser Paris par son zèle de délation et qui, tu nous le concéderas de bonne grâce, ne mourut pas sans laisser derrière lui de nombreux et très persévérants héritiers.

 

• Compte rendu :
- Notes de lecture du CNL – Centre National du Livre, 28 avril 2009 [Julien Barret]

 

• Presse :
- Libération, 5 février 2009 [Robert Maggiori : « Libertins ivrognets, gare à Garasse ! »]


41. Une lecture frivole des Écritures. L’Essence du Christianisme de Ludwig Feuerbach. — Fougères, Encre Marine, 2003. — 130 p.

    Il y a là, tout d’abord, un très vieil intérêt pour la révolution. Ainsi que pour l’histoire du matérialisme. Un intérêt, cela va de soi, bien plus ancien que la katastroïka. Car pas un lycéen communiste ne pouvait ignorer dans les années 70 de ce siècle qui, peut-être, aura été le dernier (?) que Marx devait quelque chose à Ludwig Feuerbach. Que l’auteur de L’Essence du Christianisme n’avait pas voulu ou pas pu donner la philosophie du socialisme, mais qu’il fut un penseur socialiste. Nous savions même que F. Engels avait fait figurer le nom de ce disciple dissident de Hegel dans le titre d’un opuscule que l’on nous présentait comme un compendium du marxisme. Puis vint Louis Althusser, qui soutint avec un brio peu commun que Marx ne parla vraiment en son propre nom que lorsqu’il commença de rompre avec la problématique de la nature humaine, avec l’anthropologie philosophique, dont Feuerbach aurait été le dernier héraut. Il y eut à ce propos beaucoup de batailles d’Hernani qui, toutes, semblaient faire de Feuerbach un enjeu.
    Les quelques réflexions et notes de lecture dont ce livre est issu traitent principalement d’un Feuerbach qui nous convie à une interprétation délibérément prosaïque, à une lecture quelque peu volage, indocile, ironique à l’occasion et, pour le dire en un seul mot, frivole, des textes que l’on dit sacrés.

 

• Compte rendu :
- Lire, décembre 2003 [Jean Blain]

 

• Presse :
- L’Humanité, 4 décembre 2003
[Arnaud Spire : “Désacraliser les Écritures”]

 

• Presse WEB :
- ArtsLivres, octobre 2004 [Olivier Stroh] http://www.artslivres.com

 

 

- Ouvrages collectifs


42. Qu’est-ce que les Lumières ?, SALEM (J.), PIGEARD DE GURBERT (G.) et TUNSTALL (K. E.) éd. [Actes du Colloque international organisé à Oxford, les 7 et 8 mars 2003, par le Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne, avec la collab. de la Maison Française d’Oxford et de la Voltaire Foundation]. — Oxford, Voltaire Foundation : Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, 2006, 12, p. 19-217.

Ont participé à la rédaction du présent volume : Dominique Bourel, André Charrak, Russell Goulbourne, Jean Khalfa, David McCallam, Will McMorran, Michael Moriarty, Guillaume Pigeard de Gurbert, Dinah Ribard, Jean Salem, Denis Thouard, Kate Tunstall.

43. Spinoza au XIXe siècle, TOSEL (A.), MOREAU (P.-F.) et SALEM (J.) éd. [Actes des Journées d’Étude organisées à la Sorbonne, les 9 et 19 mars, puis les 23 et 30 novembre 1997, par le Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne]. — Paris, Publications de la Sorbonne, 2007. — 490 p.

Ont participé à la rédaction du présent volume :
Fokke Akkerman, Wolfgang Bartuschat, Gérard Bensussan, Myriam Bienenstock, Roberto Bordoli, Christophe Bouriau, Jean-François Braunstein, Philippe Choulet, André Comte-Sponville, Jean-Pierre Cotten, Atilano Dominguez, Klaus Hammacher, Chantal Jaquet, Thomas Kisser (trad. : Nicolas Class), Christian Lazzeri, Jean-Michel Le Lannou, Pierre Macherey, Alexandre Matheron, V. I. Metlov, Pierre-François Moreau, Jacques Moutaux, Hélène Politis, Bernard Rousset, Jean Salem, Cristina Santinelli, Alessandro Savorelli, Piet Steenbakkers, Pierre-Henri Tavoillot, André Tosel, Wiep Van Bunge, Jean-Marie Vaysse, Manfred Walther, Elhanan Yakira, François Zourabichvili.

 

• Compte rendu :
- Journal de Paris 1 – Panthéon Sorbonne, n° 61, mars 2008
- Bulletin de bibliographie spinoziste, Archives de Philosophie, cahier 2009/4, tome 72, Hiver, p. 701-730


44. La Raison dévoilée. Études schopenhaueriennes, BONNET (Ch.) et SALEM (J.) éd. [Ouvrage faisant suite au Colloque international organisé à la Sorbonne, les 14 et 15 novembre 2003, par le Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne, avec la collaboration de l’Institut Goethe de Paris]. — Paris, Vrin (‘Bibliothèque d’Histoire de la Philosophie’), 2005. — 256 p.

    Souvent cité ou évoqué, mais en réalité peu étudié et fréquemment réduit à quelques lieux communs, Schopenhauer n’est pas tant un philosophe méconnu ou oublié qu’un philosophe méprisé. Son succès hors de l’institution universitaire lui a longtemps valu en France la réputation d’un philosophe « pour littéraires ». Si l’on entend par là que Schopenhauer est un auteur de lecture agréable, qu’il écrit bien et clairement, qu’il ne prend pas les mots pour les choses et qu’il s’est proposé d’écrire en allemand comme Hume écrivait en anglais, on peut difficilement lui en faire grief, bien au contraire, à moins de considérer qu’il n’y a de grande philosophie qu’hermétique et oraculaire. Quant à prétendre, comme c’est souvent le cas, que sa pensée serait superficielle et peu rigoureuse, les textes qui composent le présent ouvrage – qu’ils s’attachent à la métaphysique de Schopenhauer, à son éthique ou à son esthétique, qu’ils le confrontent à Descartes, à Kant, à Nietzsche ou à Wittgenstein, qu’ils l’inscrivent dans la tradition ou au contraire accusent ce par quoi il rompt avec elle – aimeraient contribuer à faire justice de ce préjugé encore trop répandu.

 

Ont participé à la rédaction du présent volume :
Roberto R. Aramayo, Christian Bonnet, Jacques Bouveresse, André Charrak, Christopher Janaway, Christine Lopes, Clément Rosset, Jean Salem, Peter Welsen, Igor Sokologorsky, Barbara Stiegler, Cristina Terrile, Patrick Vignoles.

 

• Compte rendu :
- Journal de Paris 1 – Panthéon Sorbonne, juillet 2002

 

• Presse :
- L’Humanité, 16 mai 2006 [David Wittmann]


45. Rousseau et la philosophie, CHARRAK (A.) et SALEM (J.) éd. [Actes des Journées d’Étude organisées à la Sorbonne, les 11 et 12 mai 2001, par le Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne et le Centre d’Études en Rhétorique, Philosophie et Histoire des Idées de l’E. N. S. Lyon]. — Paris, Publications de la Sorbonne, 2004. — 238 p.

    Ce volume rassemble des contributions présentées les 11 et 12 mai 2001, au colloque « Rousseau et la philosophie », organisé à la Sorbonne par le Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne (Université Paris I) et le Centre d’Études en Rhétorique, Philosophie et Histoire des Idées (École normale supérieure des Lettres et Sciences humaines).
    L’objet de cette rencontre était de dégager la cohérence du rapport qu’entretint Rousseau avec l’ambition, les textes et les problèmes philosophiques : quelle place Rousseau fit-il aux traditions qu’il discute ou dont il s’inspire ? quel rapport se reconnut-il avec Descartes, ainsi qu’avec les philosophes de son temps et, parmi eux, les matérialistes ? quelle situation revendique-t-il pour la philosophie politique développée dans les deux versions du Contrat social ? celle-ci constitue-t-elle le cœur de l’anthropologie qui paraît se dégager de l’ « Économie politique », des deux Discours, de l’Émile ? en quoi se relie-t-elle aux thèses développées dans les textes esthétiques ou dans la Nouvelle Héloïse ? peut-on parler d’un système de Rousseau ?
La Première partie du livre a trait aux « Méditations métaphysiques de Rousseau ». La Deuxième partie s’intitule : « Anthropologie et politique ». En fin de volume, figure un Index comportant plus de 400 renvois aux textes qui ont été commentés ou cités.

 

Ont participé à la rédaction du présent volume :
Blaise Bachofen, Bruno Bernardi, André Charrak, Gilles Campagnolo, Capucine Lebreton, Frédéric Lefebvre, Éliane Martin-Haag, François Roussel, Franck Salaün, Michel Senellart, Luc Vincenti, Éric Zernik.

46. Contribution à l’édition des Actes des Journées d’Étude Traduire les philosophes (organisées en Sorbonne, les 19 et 26 janvier, puis les 22 et 29 mars 1992), éd. J. MOUTAUX et O. BLOCH, avec la collaboration de R. KAMRANE et J. SALEM. — Paris, Publications de la Sorbonne, 2000.

47. L’Atomisme aux XVIIe et XVIIIe siècles, SALEM (J.) éd. [Actes de la Journée d’Étude organisée à la Sorbonne, le 26 octobre 1997, sous l’égide du Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne]. — Paris, Publications de la Sorbonne, 1999. — 186 p.

    Si l’atomisme ne mène pas nécessairement au matérialisme, il y incline indiscutablement puisqu’il place au cœur du débat philosophique une réflexion sur la structure de la matière. Quant à l’histoire des sciences, elle gagne incontestablement à revenir toujours davantage de cette thèse fort sommaire et paradoxale qui passa longtemps pour un dogme, – thèse selon laquelle la physique contemporaine ne devrait rien ou presque rien à ce que Bachelard appelait avec un certain dédain : la « métaphysique de la poussière ». Avant le XIXe siècle, cette idée que l’être est un et, tout à la fois, sporadique n’aurait guère produit, nous dit-on en effet, que des rêveries plus ou moins bien construites autour des thèmes de la pulvérulence et de la granulation progressive de toute chose.
    Les auteurs des études ici réunies ont pris, au contraire, au sérieux cette intuition de l’essentielle discontinuité de tout ce qui apparaît – laquelle, même dans les époques pré-scientifiques, n’a nullement été l’apanage des Grecs (on la trouve chez les Arabes comme en Inde). Ils se sont donc efforcés d’examiner en détail quel fut le statut précis qu’accordèrent aux concepts d’atome et de vide quelques-uns de ceux qui, au XVIIe et au XVIIIe siècles, ont adopté ou critiqué l’hypothèse des atomes : Pascal, Descartes, Leibniz, Gassendi, l’auteur anonyme du Theophrastus redivivus, Galilée, Boyle, Newton, Diderot et Hume.

 

Ont participé à la rédaction du présent volume :
Armand Le Noxaïc, Frédéric De Buzon, Manon Robin, José Kany-Turpin, Marcelino Rodríguez Donís, Egidio Festa, Sophie Roux, Loup Verlet, Catherine Larrère, Patrick Ghrenassia.

 

• Comptes rendus :
- Bibliographie de la philosophie, vol. 46, n° 4, 1999 [1084]
- Bulletin Critique du Livre Français, 621, juin 2000 [183791]
- Dix-huitième siècle, n° 33, 2001, p. 677 [Henry Deneys]
- L’Histoire, n° 240, février 2000
- Historiens et géographes, n° 381 [Yann Fauchois]
- Journal de Paris 1 – Panthéon Sorbonne, juin 2000

 

• Presse :
- Libération, 30 décembre 1999 [Robert Maggiori]

48. Contribution à l’édition des Actes du Colloque Diderot, philosophie, matérialisme (organisé en Sorbonne par le Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne, les 6 et 7 mars 1998), A. TOSEL éd., avec la collaboration de J. SALEM, dans : Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, n° 26, avril 1999.
49. Contribution à l’édition des Actes des Journées d’Étude Spinoza au XXe siècle (organisées en Sorbonne, les 14 et 21 janvier, puis les 11 et 18 mars 1990), O. BLOCH éd., avec la collaboration de P. MACHEREY, H. POLITIS et J. SALEM. — Paris, Presses Universitaires de France, 1993.

 

- Articles

 

À paraître [2016]

50. « Sur la libre pensée française au XVIIe siècle, à la lumière de la Doctrine curieuse du jésuite Garasse », dans : BERCHTOLD (J.) et FRANTZ (P.) éd., Mélanges offerts à Michel Delon.

À paraître [2016]

51. « On the Nature of Things : Freethinking in France in the 17th Century », dans : THORPE (L.) éd., Actes du Colloque international Man and Nature from Descartes to Wollstonecraft, Bogaziçi University, Istanbul.
52. « Der Materialismus, der Leib » [« Le Matérialisme, le corps »], dans : KOSSLER (M.) et JESKE (M.), Philosophie des Leibes – Die Anfänge bei Schopenhauer und Feuerbach [Philosophie du corps – Ses débuts chez Schopenhauer et Feuerbach] – Actes du Colloque tenu à Mainz, les 7-9 juillet 2010, Würzburg, Königshausen & Neumann, p. 163-178.
53. « Feuerbach et la libre pensée française des XVIIe et XVIIe siècles », dans : REITEMEYER (U.), TAKAYUKI (S.) et TOMASONI (F.) éd., Feuerbach und der Judaismus, (Actes du colloque tenu à Münster, les 27-30 mars 2008), Internationale Feuerbachforschung, Band 4, Münster / New York / Berlin, Waxmann, 2009, p. 201-211.
54. « Georges Plékhanov, lecteur de Spinoza », dans : Actes des Journées d’Étude Spinoza au XIXe siècle (organisées en Sorbonne, les 9 et 16 mars, puis les 23 et 30 novembre 1997), A. TOSEL, P.-F. MOREAU et J. SALEM éd., Paris, Publications de la Sorbonne, 2007, p. 149-160.

    I. Libre pensée, libre parole, libre examen. — II. L’illusion du libre arbitre. — III. L’ontologie « matérialiste » de Spinoza. — IV. Contre la nécessité prétendue d’un « retour à Kant ».

55. « Les forces de l’ombre » [sur les Anti-Lumières], dans : Télérama, n° hors série, Les Lumières, des idées pour demain, mars 2006, p. 22-23.
56. Compte rendu des Journées d’Étude Spinoza au XXe siècle (14 et 21 janv., 11 et 18 mars 1990), « Bulletin de Bibliographie Spinoziste » (dans : Archives de Philosophie, 53, 1990, Cahier 4), p. 6-8.
57. Compte rendu de ces mêmes Journées d’Étude Spinoza au XXe siècle, pour les Studia Spinozana, VI, 1990, p. 317-319.
58. « Les rapports de Marx et Rousseau à la lumière des Notes sur les Économistes [1844] », dans : Actes du Colloque L’Œuvre de Marx, un siècle après (17-20 mars 1983), Paris, Presses Universitaires de France, 1985, p. 81-84.
59. « Éric Weil, lecteur de Marx », dans : Actes du Colloque Actualité d’Éric Weil (21-22 mai 1982), Paris, Beauchesne, 1984, p. 387-395.

 

Histoire de la philosophie : Varia

- Livre

 

En préparation :

60. Qu’est-ce que le matérialisme ?

 

- Articles

61. « Biographie d’Olivier Bloch », dans : Materia actuosa – Antiquité, âge classique, Lumières. Mélanges en l’honneur d’Olivier Bloch (textes réunis et édités par Antony MC KENNA, Miguel BENÍTEZ, Gianni PAGANINI et Jean SALEM), Paris, Éd. Honoré Champion, 2000, p. 21-25.

• Compte rendu :
- The Modern Language Review, oct. 2002 [Elizabeth Moles]

62. « Qui sait si vivre n’est pas mourir et si mourir n’est pas vivre ? [EURIPIDE, Polyidos, frag. 639 N.] : histoire d’une formule », dans : Materia actuosa – Antiquité, âge classique, Lumières. Mélanges en l’honneur d’Olivier Bloch (textes réunis et édités par Antony MC KENNA, Miguel BENÍTEZ, Gianni PAGANINI et Jean SALEM), Paris, Éd. Honoré Champion, 2000, p. 39-53.

[version longue]

63. « Qui sait si vivre n’est pas mourir et si mourir n’est pas vivre ? [EURIPIDE, Polyidos, frag. 639 N.] : histoire d’une formule », dans : VADÉE (M.) éd. – avec le concours de CASTILLO (M.), BOURDIN (J.-C.), VETÖ (M.) et VIEILLARD-BARON (J.-L.), La Vie et la mort, Actes du XXIVe Congrès International de l’Association des Sociétés de Philosophie de Langue française (Poitiers, 27-30 août 1992), Poitiers, Société Poitevine de Philosophie, 1996, p. 275-277.

[Version abrégée de la publication n° 62]

64. « Marcel Conche », Revue des Lettres, Sciences et Arts de la Corrèze, t. 99, 1996, p. 136-137.
65. Encyclopédie philosophique universelle, publ. sous la direction d’A. JACOB. — III. Les Œuvres philosophiques (vol. dirigé par J. F. MATTÉI), t. 1 : Philosophie occidentale : IIIe millénaire av. J. C. / 1889. — Paris, Presses Universitaires de France, 1992. — 4616 p.

Articles :
CONRING [p. 1058-1059]
DION de Pruse, dit CHRYSOSTOME [p. 119-120]
HERMARQUE DE MYTILÈNE [p. 163]

 

Recension de :
G. W. LEIBNIZ
— « De la production des choses prise à sa racine » (De rerum originatione radicali), 1697 [p. 1277]
— « De la réforme de la philosophie première et de la notion de substance » (De primae philosophiae Emendatione, et de Notione Substantiae), 1694 [p. 1276]
— « La Cause de Dieu, défendue par la conciliation de sa justice avec ses autres perfections et toutes ses actions » (Causa Dei asserta per Justitiam ejus, cum caeteris ejus Perfectionibus, cunctisque Actionibus conciliatam), 1710 [p. 1279]

66. Dictionnaire des philosophes (sous la direction de D. Huisman). — Presses Universitaires de France, 1984. – 2 vol. : 2725 p.

Articles :
ATHÉNAGORAS, ATHÉNÉE, BASILIDE, CHALCIDIUS, CLÉANTHE, COLOTÈS, DIOGÈNE LAËRCE, EUSTRATE DE NICÉE, HYPPOLITE, MÉNÉCÉE, NUMÉNIUS D’APAMÉE, PANETIUS, PHÈDRE, PHILOPON, PLUTARQUE, POLÉMON, POSIDONIUS, PYTHOCLÈS, SIMPLICIUS, SPEUSIPPE, STOBÉE, Claude TRESMONTANT, XÉNOCRATE, XÉNOPHANE, ZÉNON DE CITTIUM, ZÉNON D’ÉLÉE, ZÉNON DE SIDON.

 

PHILOSOPHIE POLITIQUE

 

- Livres

 

En préparation :

67. L’État du monde. Théorie de la révolution.
68. Sagesses pour un monde disloqué. — Paris, Delga, 2013. — 316 p.

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   Des études ayant trait au matérialisme, à l’hédonisme épicurien, aux romans libertins du XVIIIe siècle français ; des recherches liées à l’actualité immédiate ou presque immédiate, sur le « bonheur de la lutte », sur la démocratie très formelle que l’on a coutume d’identifier à la démocratie-tout-court ; quelques textes, enfin, qui concluent l’ouvrage, et qui concernent la Révolution russe, l’œuvre de Lénine, la guerre idéologique menée contre le « socialisme réel » au tournant des années 1980, ou l’organisation d’un séminaire « Marx au XXIe siècle » à la Sorbonne.

   Matérialisme philosophique, socialismes, marxisme… Jean Salem propose ici une sorte d’arrêt sur image, un retour sur son itinéraire intellectuel et académique des dernières années.

   Autant d’éléments indispensables à la réflexion, à la résistance, à l’action, dans un monde qui paraît si plein de tensions, de violences, de déséquilibres. Et d’espoirs aussi.

69. Élections, piège à cons ? Que reste-t-il de la démocratie ? — Paris, Flammarion / ‘Antidote’, 2012. — 116 p.

-

   Ce livre, écrit sur le ton du pamphlet, analyse le cirque électoral actuel, la confiscation du pouvoir que ce cirque autorise et entretient sous nos yeux, et enfin le régime d’élection ininterrompue dans lequel vit aujourd’hui le citoyen de démocraties épuisées.

 

 

 

 

 

 

 

 


70. Lénine et la révolution. — Paris, Michalon (Encre Marine), 2006. — 128 p.

. Traduction portugaise : Lénine e a revolução, Lisbonne, Editorial ’Avante !’ (coll. ‘Problemas do Mundo Contemporãneo’), 2007
. Traduction brésilienne : Lénine e a revolução, São Paulo, Editora Expressão Popular, 2008
. Traduction espagnole, par José Maria Fernández Criado : Lenin y la revolución, coll. Atalaya, Barcelona, Península, 2010
. Traduction espagnole, par José Maria Fernández Criado : Lenin y la revolución, coll. Atalaya, Barcelona, Península, 2010
. Traduction italienne par Cinzia Arruzza (préface d’Andrea Catone) : Lenin e la rivoluzione, Milan, Nemesis, 2010
[en préparation : traductions et/ou éditions prévues au Mexique, en Argentine, en Syrie, etc.]

 

    Concernant l’idée de révolution, six thèses principales nous paraissent ressortir d’un examen systématique des Œuvres complètes de V. I. Lénine.
1°/ La révolution est une guerre ; et la politique est, de manière générale, comparable à l’art militaire.
2°/ Une révolution politique est aussi et surtout une révolution sociale, un changement dans la situation des classes en lesquelles la société se divise.
3°/ Une révolution est faite d’une série de batailles ; c’est au parti d’avant-garde de fournir à chaque étape un mot d’ordre adapté à la situation objective ; c’est à lui de reconnaître le moment opportun pour l’insurrection.
4°/ Les grands problèmes de la vie des peuples ne sont jamais tranchés que par la force.
5°/ Les socialistes ne peuvent pas renoncer à la lutte en faveur des réformes.
6°/ À l’ère des masses, la politique commence là où se trouvent des millions d’hommes, voire des dizaines de millions. — Déplacement tendanciel des foyers de la révolution vers les pays dominés.

 

• Comptes rendus et/ou publication d’extraits de l’ouvrage :
- Journal de Paris 1 – Panthéon Sorbonne, octobre 2006
- Actuel Marx, n° 41, avril 2007 [Jacques Bidet]
- Marxismo Militante (La Paz, Bolivie), décembre 2007-janvier 2008
- Marx Ahora (La Habana, Cuba), novembre 2008 [trad. de 2 chapitres de l’ouvrage]

 

• Presse :
- Alentejo popular (Portugal), 21 et 28 août 2008
[Luciano Caetano da Rosa (Humboldt Universität zu Berlin) :
Novas leituras de férias (I et II) – Jean Salem, Lenine e a Revolução, Lisboa, Editorial Avante, 2007]
- La Pravda (Moscou), 30 novembre 2007
[Alexandre Droban (Université de Moscou) :
Актуальность бесценного опыта. Размышления над книгой француского единомышленника (« Actualité d’une expérience inestimable. Réflexions sur l’ouvrage d’un philosophe français »)]
- Literatournaïa Gazeta (Moscou), 3-9 octobre 2007, n° 40/6140
[Alexandre Droban : Французская защита (« Une défense française »)]
- L’Humanité, 6 juin 2006
[Isabelle Garo : « Lénine, en penseur de l’avenir »]
- Alger républicain, mai 2007
- Avante (Portugal), n° 1760, 23 agosto 2007
[Miguel Urbano Rodrigues :
« Jean Salem y la memoria histórica : Lenin e a Revolução »]
http://www.avante.pt

 

• Presse WEB :
- Emancipacion. Socialismo del Siglo XXI, 21 juillet 2007
[Miguel Urbano Rodrigues : « Jean Salem y la memoria histórica : Lenin y la Revolución »]
http://www.emancipacion.org/index.php
- Portal popular, Brésil, 11 juillet 2007
- Consulta popular, Brésil, 4 juillet 2007
[Miguel Urbano Rodrigues : « O livro de Jean Salem : Lenine e a Revolução »] http://www.consultapopular.org.br
- Parti communiste français, Section de Reims, 4 octobre 2006 [Éric Morell]
http://www.pcfreims.org
- ArtsLivres, 10 juillet 2006 [Philippe Cesse]
http://www.artslivres.com


71. Introduction, notes, bibliographie et chronologie, dans : MARX (K.), Manuscrits de 1844 (traduction de Jacques-Pierre Gougeon). — Paris, Garnier-Flammarion, 1996. — 243 p.

   Il faut relire Marx, après le déluge. Dans ces Manuscrits économico-philosophiques, rédigés en 1844, à Paris, et publiés pour la première fois à Leipzig, en 1932, sont dénoncés l’inhumanité du capitalisme et l’infamie de ses thuriféraires. Les économistes classiques, tels Smith, Say ou Ricardo, n’ont guère considéré l’ouvrier que comme bête de somme. Ils n’ont voulu voir dans l’homme qu’une machine à consommer et à produire. Ce qui peut advenir au travailleur en dehors du temps qu’il travaille, ils laissent benoîtement au médecin, au juge, au fossoyeur, ou bien au prévôt des mendiants, le soin de s’en inquiéter quelque peu.
    C’est que le travail, activité spécifique de l’homme, n’est plus, désormais, qu’un gagne-pain, une souffrance et une dure nécessité, pour l’obtention de laquelle tous se livrent – paradoxalement – à la plus âpre des concurrences. La complète domination de l’économie sur la société traduit une aliénation maximale, que manifeste avec éclat la puissance universelle de l’argent : « notre valeur réciproque, écrit Marx, est pour nous la valeur de nos objets réciproques ».

 

- Ouvrage collectif

72. Figures de Sieyès, QUIVIGER (P.-Y.), DENIS (V.) et SALEM (J.) éd. [Actes du colloque organisé à la Sorbonne, les 5 et 6 mars 2004 par le Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne et l’Institut d’Histoire de la Révolution française (Université Paris 1)]. — Paris, Publications de la Sorbonne, 2008. — 244 p.

 

- Articles

73. « Grandeur et misère de la démocratie formelle. Droits de l’homme, élections et démocratie à l’époque de l’implosion de la mondialisation néolibérale », Proceedings of The 4th Corean International Forum, Séoul (Corée du Sud), 2012, p. 54-69.

 

À paraître [2015] :

74. « Eleições, uma armadilha para tolos ? O que ainda resta da democracia ? » [« Élections, piège à cons ? Que reste-t-il de la démocratie ? »], Actes du Colloque Marx em Maio, tenu les 3-5 mai 2012 à l’Université de Lisbonne.
75. « Lire et relire Lénine, pour préparer l’avenir », L’Humanité, 29 avril 2011. — Propos recueillis par 
Laurent Être.
76. « Le Rôle des ingénieurs saint-simoniens dans l’édification des réseaux de transport modernes », Dossier rédigé dans le cadre de notre diplôme de Master 2 en Histoire de la pensée économique (Université Paris 1), 2010. — 42 p. [typogr.]
77. « Sur la Théorie de la violence de Georges Labica », dans : Omar LARDJANE éd., Georges Labica. Un philosophe en colère – Actes du Colloque d’Alger (15-16 fév. 2010), Alger, Éditions du CNRPAH, 2012, p. 135-151.
78. « Athènes et Jérusalem : fragilité d’un mythe, pesanteur d’un proverbe », dans : BOULBARS (L.) éd., Al Qods dans la pensée arabe et internationale, Actes du Colloque de Fès (11-13 déc. 2009), Fès, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah.
79. « “Les médias pensent comme moi !” – Autonomie ou formatage de masse ? », dans : LABIB (A.) et MOREAU (P.-F.) éd., L’Idée d’autonomie. Enjeux ontologiques, critiques et politiques, Actes du Colloque de Tozeur (19-22 novembre 2009), Tunis, Publications de l’Institut Supérieur des Sciences Humaines de Tunis.
80. « Sur l’idée de révolution chez Lénine », dans : BLOCH (O.) éd., L’Idée de révolution : quelle place lui faire au XXIe siècle ? (Actes des Journées d’Étude tenues à la Sorbonne, les 3-5 octobre 2003), Paris, Publications de la Sorbonne, 2009.

[version courte – 35.000 signes]

81. « Critiques de la démocratie parlementaire dans la Russie de la fin du XIXe siècle : Constantin Petrovitch Pobedonostsev, théoricien de l’autocratie », Revue de métaphysique et de morale, 2005,1, p. 127-149.

[version longue – 70.000 signes]

 

    En dépit des réformes dites libérales des années 1860, l’empire russe resta tout au long du XIXe siècle un empire dont le souverain s’intitulait officiellement : « Tsar et Autocrate de toutes les Russies ». L’autocratie différait fortement de la monarchie française d’ancien régime, qu’embarrassaient et que contenaient mille traditions et reliques du passé : droit coutumier et droit romain, vieilles lois de sources diverses toujours en vigueur, privilèges, prérogatives, immunités, franchises, exceptions et exemptions, Église indépendante, etc. Dans le système russe du « césaropapisme », l’Empereur faisait également office de souverain pontife de la religion orthodoxe : il en était le « défenseur et gardien ».
    En 1881, le tsar Alexandre II fut tué dans un attentat, alors que l’octroi d’une Constitution semblait imminent. Son règne avait été marqué par une série de réformes, dont la plus célèbre (1861) est celle qui avait émancipé les paysans serfs. Constantin-Pétrovitch Pobedonostsev (1827-1907), célèbre juriste et homme d’État russe, qui avait été le précepteur des fils d’Alexandre II, va alors devenir le principal représentant d’une politique de contre-réformes, d’une politique refusant que soit faite la moindre concession aux idées libérales. Nommé par Alexandre III procureur du Saint-Synode, il exercera une influence prépondérante en Russie pendant la première partie du règne de ce tsar (c’est-à-dire de 1881 à 1887). Certains de ses écrits, pamphlets ou manifestes ont été réunis dans un Recueil de Moscou, paru en 1896. Nous y verrons Pobedonostsev dénoncer une à une toutes les institutions qui pourraient, si jamais elles étaient importées d’Occident, limiter les prérogatives du tsar autocrate : séparation de l’Église et de l’État ; suffrage universel et discours sur la prétendue souveraineté du peuple ; instruction gratuite et obligatoire, impliquant une limitation du travail des enfants ; liberté de la presse et invocation constante de l’ « opinion publique » ; institution (à l’anglaise) de jurys populaires dans les tribunaux.
    Nous aurons cependant la surprise de trouver dans ce même Recueil de Moscou un catalogue très raisonné des principales « pathologies » qui, selon Pobedonostsev, accompagnent nécessairement un régime de démocratie représentative : corruption des repré-sentants ; combinaisons et tractations incessantes entre les partis ; indifférentisme massif et hypertrophie du moi personnel chez les électeurs ; omniprésence d’une presse dépourvue de tout mandat électif et parlant cependant au nom du public ; etc. Un tel catalogue constitue à n’en pas douter ce que l’œuvre de Pobedonostsev, ce réactionnaire ‘sur toute la ligne’, contient de moins inactuel.

 

Engl. : In spite of the so-called liberal reforms of the sixties, the Russian empire was still ruled at the end of the XIXth century by a monarch who was entitled : « Tsar and Autocrat of all the Russias ». In addition, the emperor was the defender and the guardian of the orthodox faith.
    In 1881, tsar Alexander IInd was murdered. Since then, Konstantin Petrovic Pobedonostsev (1827-1907), high prosecutor of the Holy Synod and also very close to the new monarch (Alexander IIIrd), has embodied the will of maintaining autocracy. In his Reflections of a Russian Statesman (English transl. : 1898), he criticizes every institution of liberal democracy : separation between Church and State ; universal voting and speaches around national sovereignty ; free and compulsory education ; freedom of press ; popular jurys in courts ; etc.
    However Pobedonostsev stays a subject of interest considering his stand about what Western democracy implies : 1°/ tyranny of parties ; 2°/ politician’s combinations ; 3°/ hypertrophy of the ego ; 4°/ levelling-down of people’s minds under a press uncontroled power.

82. « Critiche della democrazia parlamentare nella Russia di fine Ottocento : Konstantin Petrovic Pobedonoscev, teorico dell’autocrazia » [= « Critiques de la démocratie parlementaire dans la Russie de la fin du XIXe siècle : C.-P. Pobedonostsev, théoricien de l’autocratie »] ; dans : DONZELLI (M.) & POZZI (R.) éd., Patologie della politica. Crisi e critica della democrazia tra Otto e Novecento (Actes du Colloque international de Naples, 20-22 novembre 2002), Naples, Donzelli Editore, 2003, p. 269-284.

[version abrégée, en italien – 45.000 signes]

83. « Sur l’idée de révolution chez Lénine », Quaderni Materialisti, n° 5, 2006, p. 205-221.

[version italienne – 52.000 signes]

 

 

MANUELS SCOLAIRES. MÉMENTOS

- Livres. Mémentos

84. 3 – 2 – 1 Philosophie. Fiches de révision (Bac L). — Paris, éd. Albin Michel, 1995. — 128 p.

• Presse :
- Le Monde de l’Éducation, septembre 1996

85. 3 – 2 – 1 Philosophie. Fiches de révision (Bac S et ES). — Paris, éd. Albin Michel, 1995. — 128 p.

• Presse :
- Le Monde de l’Éducation, septembre 1996


86. Nathan Bac Philosophie (Terminales A / B). — Paris, éd. Fernand Nathan, 1989. — 159 p.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

87. Nathan Bac Philosophie (Terminales C / D / E). — Paris, éd. Fernand Nathan, 1989. — 159 p.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

88. La Philosophie au lycée. Manuel des études philosophiques (en collaboration avec Gérard DUROZOI). — Paris, éd. Fernand Nathan, 1985. — 255 p.

    « Qu’est-ce que la philosophie ? ». — Voilà une question que les élèves, abordant ce nouveau mode de réflexion, ne manquent pas de se poser, et de poser à leur professeur.

 

   Sans doute, la réponse se trouve-t-elle dans les textes eux-mêmes. Encore faut-il savoir les lire. C’est ce que propose ce manuel des études philosophiques, en facilitant un contact avec la réflexion et les textes philosophiques.

 

    • Quelle est la position de la philosophie, dans notre société, dans l’enseignement, au cours de l’histoire ? En quoi la philosophie se distingue-t-elle de la simple sagesse, des sciences exactes ou humaines, de l’art ?

 

    • Comment aborder un texte philosophique, en tenant compte du mode de lecture imposé par le genre, le style, l’époque et le propos ?

 

    • Comment choisir et manier des outils aussi divers qu’un dictionnaire philosophique, une histoire de la philosophie, une anthologie, un commentaire ?

 

    • Quelles sont les règles propres à chaque exercice philosophique (lecture, dissertation, commentaire, etc.) ?

 

    Exercices, lectures guidées et conseils pratiques se trouvent mêlés à des mises au point historiques dans ce manuel qui se présente comme un guide pour qui veut entrer et progresser dans les études philosophiques.


89, 90 et 91. Parcours philosophiques,
3 manuels, à l’intention :
— des Terminales A (480 p.)
— des Terminales B (336 p.)
— des Terminales C / D / E (256 p.)
(en collaboration avec Gérard DUROZOI, Denis HUISMAN et Jacques DESCHAMPS). — Paris, éd. Fernand Nathan, 1985.

    • Un réseau de textes portant sur les problèmes fondamentaux de la philosophie.

 

    • Un cheminement au travers des œuvres majeures des philosophes : 42 chapitres pour les 42 notions du programme.

 

• Presse :
- La Croix, 4 mars 1986
[Bertrand Révillion : « Le ’Gault et Millau’ de la philo »]
- Le Monde, 12 septembre 1985
[Roger-Pol Droit : « La philosophie et ses manuels »]

92. SOS Bac Philosophie (Terminales A / B). Fiches de révision. — Paris, éd. Fernand Nathan, 1985. — 127 p.
93. SOS Bac Philosophie (Terminales C / D / E). Fiches de révision. — Paris, éd. Fernand Nathan, 1984. — 127 p.

94. Les philosophes et la liberté (en collaboration avec Bruno HUISMAN). — Paris, Éditions B H, 1982. — 304 p.

    Textes de : Aristote, Bakounine, Claude Bernard, Bossuet, de Broglie, Cournot, Descartes, Engels, Fourier, d’Holbach, Hume, Kant, Laporte, Leibniz, Léon XIII, Lucrèce, Maine de Biran, Marx, Montesquieu, Nietzsche, Pufendorf, Rousseau, Sade, Sartre, Schopenhauer, Spinoza, Valéry. .

 

 

 

 

- Ouvrage collectif

95. « La philosophie » = p. 103 à 149, dans : Le Bac dans la tête, ouvrage collectif, sous la direction de Jacques Marseille. — Paris, Albin Michel, 1989. — 365 p.

 

- CD-ROM

96. Participation à la confection d’un CD-ROM Philosophie, à l’intention des enseignants en philosophie. — Paris, Librairie Vuibert, 1996.

 

 

 

 

E S T H É T I Q U E S

 

 

 

- Livres


97. Giorgio Vasari (1511 / 1574), ou L’Art de parvenir. — Paris, Kimé, 2002. — 199 p.

    I. Quelques généralités touchant l’art et l’esthétique maniéristes. Les trois « vagues » maniéristes. La grazia. Vasari, peintre de cour. II. Vasari, serviteur de son prince : portraitiste des grands, organisateur de fêtes, architecte, surintendant aux monuments, guide et grand régisseur d’une génération entière d’artistes toscans. III. Vasari, thuriféraire du mécénat médicéen. L’Académie du Dessin. Vasari, laudateur des institutions florentines et auteur d’une histoire de l’art vouée, dans une large mesure, à la gloire de Florence ainsi qu’à la célébration de la munificence du grand-duc Cosme Ier et de la dynastie Médicis.

 

• Compte rendu :
- Journal de Paris 1 – Panthéon Sorbonne, juillet 2002.


98. Philosophie de Maupassant. — Paris, Ellipses (« Littérature et philosophie »), 2000. — 128 p.

[Ouvrage couronné par l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen – Prix d’Étude Littéraire, 2001].

 

    En donnant à penser que l’homme est « une bête à peine supérieure aux autres », que c’est la recherche du plaisir qui nous meut, que la mort est un invraisemblable scandale, que la guerre est infra-humaine et que les hommes se laissent mener par le bout des mots, Maupassant semble – à l’évidence – choisir son parti en philosophie.
    Ce livre tend à démontrer que l’on trouve chez Maupassant des segments de philosophie, des thèmes hérités des voluptueux inquiets, des inflexions puisées dans une tradition qu’illustrèrent (bien des siècles après Anacréon et Horace) les écrivains libertins du XVIIIe siècle : Crébillon, Prévost, Laclos et le marquis de Sade.

 

• Comptes rendus :
- Revue philosophique de la France et de l’étranger, CXXVII, 2002, p. 494 [Cyril Morana].
- Études normandes, LI, n°1, 2002, p. 89 [Bernard Boullard].
- Le Mensuel littéraire et poétique, n° 298 [Alain Duveau].
- Revue philosophique, n° 4 / 2002, p. 494.

 

 

- Articles

99. « Disciple de Schopenhauer », Magazine littéraire, [Dossier : « Le mystère Maupassant », coordonné par François Aubel et Maxime Rovere], n° 512, octobre 2011, p. 70-71.
100. « Vies d’artistes et modèles à suivre selon Giorgio Vasari », dans : SAINT-JACQUES (C.) et SUCHÈRE (É.) éd., D’après modèle, Montreuil-sous-bois, Lienart, 2010, p. 44-58.
101. « Ги де Мопассан — философ ? » [Guy de Maupassant, philosophe ?], Вестник Волгоградского Государственново, Série 7 : Philosophie, Sociologie et Sciences Sociales, Volgograd, Presses de l’Université, n° 5, 2006, p. 98-105.
102. « Thèmes épicuriens dans Les Égarements du cœur et de l’esprit de Crébillon », dans : Qu’est-ce que les Lumières ?, SALEM (J.), PIGEARD DE GURBERT (G.) et TUNSTALL (K. E.) éd. (Actes du Colloque international organisé à Oxford, les 7 et 8 mars 2003). — Oxford, Voltaire Foundation : Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, 2006, 12, p. 141-153.
103. « Thèmes épicuriens chez Crébillon : Les Égarements du cœur et de l’esprit », dans : Poétique de la pensée. Mélanges offerts à Jean Dagen, GUION (B.), MENANT (S.), SEGUIN (M. S.) et SELLIER (Ph.) éd., Paris, Éd. Honoré Champion, 2006, p. 817-828

[version abrégée des publications n° 102 et 105]

104. « Maupassant et Schopenhauer », dans : BONNET (Ch.) et SALEM (J.) éd., La Raison dévoilée. Études schopenhaueriennes [Ouvrage faisant suite au Colloque international organisé à la Sorbonne, les 14 et 15 novembre 2003, par le Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne, avec la collaboration de l’Institut Goethe de Paris], Paris, Vrin (‘Bibliothèque d’Histoire de la Philosophie’), 2005, p. 175-192.
105. « Réminiscences épicuriennes dans Les Égarements du Cœur et de l’Esprit de Crébillon », Dix-huitième siècle [n° consacré à L’Épicurisme des Lumières], n° 35, 2003, p. 187-210.

    On connaît la très mince trame des Égarements, de ce roman singulier publié en 1736-38, dans lequel les nuances de sentiments et les détails de la langue constituent à proprement parler les seuls événements : un Meilcour rassis raconte comment le Meilcour de dix-sept ans parodiait le romanesque en croyant inventer l’amour. Et cet homme déjà mûr rapporte l’histoire d’une liaison qui n’en finit pas de commencer. Croyant constater que le texte de Crébillon colporte de bien des façons des philosophèmes issus de l’enseignement d’Épicure et de Lucrèce, nous avons cru pouvoir recenser neuf thèmes susceptibles de confirmer cette première intuition.
1°/ Plus l’esprit est cultivé, moins il conserve de naturel. À force de « décence », de « convenances » ou d’affectations, nous pervertissons la nature.
2°/ L’imagination est maîtresse de dérèglement : triomphes mondains, amour-passion et jalousie constituent ses effets les plus ordinaires.
3°/ La passion de l’amour a partie liée avec les instincts et elle comporte deux espèces : car le sentiment n’y est jamais qu’un goût (autrement dit un désir) surchargé de pathos.
4°/ L’agitation du monde et des désirs qu’il suscite est censée nous étourdir sur notre ennui intérieur.
5°/ La passion est enchantement, aveuglement. Sa cause occasionnelle induit le trouble, l’obsession, la « cristallisation ».
6°/ Ni trop tôt ni trop tard ! la notion de moment équivaut au concept grec du kairos, transposé dans le domaine de la galanterie.
7°/ Le système des « platoniciennes » est absurde, car seul le plaisir est réel.
8°/ Chacun recherche l’utile propre ; l’intérêt est le principal ressort des actions humaines.
9°/ Dans le monde, l’abus des mots tient lieu de pensées.
    À l’énoncé de ces neuf thèmes, on se rendra compte de ce que le dédain ironique dont la philosophie peut, chez Crébillon, faire les frais en tant qu’activité spécifique n’exclut nullement qu’on puisse trouver dans son œuvre une pensée cohérente, – une idée de l’homme selon laquelle la sexualité constitue la sanction normale de ce que les romanciers se plaisaient traditionnellement à traiter comme un sentiment, plus ou moins impur.

106. « Maupassant, la mort et le problème du mal », Dix-neuf / Vingt, n° 6, octobre 1998, p. 95-110.

    Maupassant croyait à l’anéantissement définitif de chaque être qui disparaît. Nous mourons à toute heure, et la peur de la mort constitue « la grande gâcheuse de joies sur la terre ». Aucun système philosophique ne peut donc résorber le mal radical que constituent notre finitude et la connaissance que nous en avons. Non sans faire quelques emprunts au marquis de Sade, Maupassant fournit dans son œuvre l’essentiel de l’argumentaire permettant de réfuter toute théodicée.

 

Engl. : Maupassant believed in the final annihilation of each living being. We are dying at every moment, and the fear of death « continuously spoils our pleasures in this world ». No philosophical system exist that can resorb the radical evil lying in our finitude and in the knowledge we have of it. Offering some themes borrowed from Sade, Maupassant supplies with his writings the essentials that permit to refute any theodicy.

107. « Giorgio Vasari (1511 / 1574), maniériste et ministre des arts à Florence sous les Médicis » ; intervention au Colloque : Culture et Institutions culturelles, dir. R. BORDAZ, Ph. REBEYROL et S. LEWISH (4-11 juin 1991, Cerisy) ; publ. dans : Chroniques Italiennes, n° 37, 1994, p. 91-116.
108. « Le Bestiaire imaginaire de Maupassant », dans : Actes du Colloque littéraire international Maupassant et l’écriture (Fécamp, 21-23 mai 1993), Louis FORESTIER éd., Paris, éd. Fernand-Nathan, 1993, p. 129-138.

 

 

 

L O G I Q U E

 

 

- Livre

109. Introduction à la logique formelle et symbolique. — Paris, éd. Fernand Nathan (coll. ‘Nathan-Université’), 1987. — 141 p.

2e éd. : 1992 ; réimpr. 1994.

 

    Les apprentis logiciens et leurs enseignants avec eux se plaignaient jusqu’ici de ne disposer d’aucun ouvrage d’initiation à la logique formelle et symbolique : aussi devaient-ils se rabattre sur des traités unanimement jugés trop difficiles pour satisfaire le débutant.
    Cet ouvrage se propose tout d’abord de présenter à l’étudiant les premières notions du calcul propositionnel et du calcul des prédicats. Il prétend également le familiariser avec le maniement des principaux outils logiques ; aussi chaque leçon est-elle suivie par de nombreux exercices, dont les solutions sont données à la fin du volume.
    Fait suite à cette initiation un choix de textes relatifs à l’épistémologie de la logique : on y trouvera notamment des extraits d’œuvres d’Aristote, Boole, Frege, Russell, Wittgenstein, etc.
    Cet ouvrage comporte également un glossaire détaillé ainsi que de nombreuses indications bibliographiques qui guideront ultérieurement le lecteur, s’il cherche à approfondir les premières notions qu’il aura acquises.

 

 

 

 

 

S C I E N C E S   P O L I T I Q U E S

 

 

- Livres

110. Rideau de fer sur le Boul’ Mich. Formatage et désinformation dans le « monde libre ». — Éditions Delga, 2010. — 308 p.

[nouvelle édition de la publication n° 111, augmentée d’un Avant-propos, p. 9-39]

 

• Presse :
- Réveil Communiste, 16 décembre 2009 [Pascal Brula] • Presse WEB :
- ODiario.info, 19 octobre 2010 [« Formatação e desinformação no ‘Mundo livre’ »] • Radio :
- France Inter, Cosmopolitaine, 10 janvier 2010 [Paula Jacques]

 

Sous le pseudonyme de Jean SARAT :

111. Rideau de fer sur le Boul’ Mich. Notes sur la représentation des pays dits de l’Est chez l’élite cultivée du peuple le plus spirituel du monde. — Éditions de la Croix de Chavaux, 1985. — 211 p.

    Généralités sur l’appareil sensoriel du touriste français. — Itinéraires pataphysiques. — Identification de Belzébuth. — Psychanalyse de la drôle de gauche. — Mise en place d’un arc réflexe : l’exemple de la Pologne (1980-1983). — Statistiques.

 

• Presse :
- L’Humanité, 19 juin 1985
- Magazine France-URSS, mai 1985
- Études soviétiques, juin 1985
- Haïti Progrès, 30 oct.-5 nov.1985

112. Les relations du Parti Communiste Français avec le Parti Communiste de l’Union Soviétique (1956 - 1982).
Mémoire rédigé dans le cadre de notre DEA de Sciences Politiques,
Université Paris 1, 1982. — 84 p. [typogr.]

I. Le Crépuscule des idoles (1956-1968)
II. La Deuxième mort de l’Internationale (1968-1976)
III. Vers quels lendemains ? (1976-1982)

 

- Traduction

113. Le Socialisme trahi. Les causes de la chute de l’Union soviétique, 1917-1991. — Paris, Delga, 2012. — 336 p.
Traduction de l’américain (en collab. avec Gilberte Alleg-Salem, Hervé Fuyet et Janine Lazorthes) de l’ouvrage de Roger KEERAN et Thomas KENNY : Socialism Betrayed. Behind the Collapse of the Soviet Union. — New York, International Publishers Co., Inc., 2004. — 230 p.

 

- Articles

114. « What is Justice in Japanese Military Sexual Slavery Issue », texte d’une allocution prononcée le 29 novembre 2014, dans le cadre de la journée organisée par le Conseil coréen des « femmes de réconfort » et le groupe parisien de l’ONG « Rêves de papillons » : « Justice pour les victimes de l’esclavage sexuel japonais et Non à la violence contre les femmes dans les conflits armés », Paris, Université Paris Diderot – Paris 7.

 

À paraître [2016]

115. « Perspectives de paix en Corée et analyse de la situation politique en Asie orientale », texte d’une conférence présentée le 12 avril 2014, devant le 3e Colloque international sur la Corée (Paris, Maison des Mines et des Ponts et Chaussées).
116. « Marxismo, umha filosofia da praxe para a Revoluçom » [« Le marxisme : une philosophie de la pratique, une philosophie pour la révolution »], texte d’une conférence donnée le 20 avril 2013, dans le cadre de la journée Karl Marx. 1883-2013 / Atualidade e vigência do marxismo, Saint-Jacques de Compostelle (Espagne).
117. « Jean Salem, uma filosofia para transformar o mundo », [Entretien], Brasil de Fato (Brésil), n° 520, 14-20 février 2013.

 

À paraître :

118. « Notes sur l’oubli français de la guerre d’Algérie », Actes de la Rencontre des 1er-3 juillet 2012 (Alger, Bibliothèque nationale) : « Algérie 50 ans après : libérer l’histoire ».
119. « De la guerre idéologique menée contre le “socialisme réel” au tournant des années 1980 »], Actes de la Troisième Rencontre de Serpa (Alentejo) Civilização ou Barbárie, 30 oct.-1er nov. 2010.
120. « Un inédit de Jean-Paul Sartre : ‘La démocratie n’est pas la démocratie parlementaire’ », dans : Études sartriennes, Ousia, n° 15, 2011, p. 3-11.
121. « ‘Ben’ dememeyi ögrendik biz » [« Nous avons appris à ne plus dire ‘Je’ »], Entretien avec Deniz Uztopal, à propos du développement des mouvements sociaux en France et dans le monde, Evrensel Kültür (Istanbul), mai 2009, p. 4-6.
122. « Os 90 anos da Revolução Russa », (‘Ost-algie’ », horreur globale et renouveau des luttes. Le 90e anniversaire de la Révolution d’octobre 1917), Revista Sem Terra (Brésil), n° 278, nov.-déc. 2007.
123. « Armement : ‘Crispation’ russe, ou refus de l’inacceptable ? », Libération, 8 novembre 2007.
124. « Lénine e a Revolução. Entrevista con Jean Salem », par Carlos Nabais, Avante ! (Lisbonne), 8 novembre 2007.
125. « La Turquie, entre movida et dépit », dans : Commune, 1er trimestre 2007.
126. « Dix minutes », dans : Actes de la Rencontre philosophique Actualité de l’œuvre de Marx en France, en Europe et dans le monde (Paris, Maison de la Chimie, 20 mai 2005). — Paris, Fondation Gabriel Péri, 2005, p. 93-99.
127. Postface à :
THOREZ-VERMEERSCH (J.), La Vie en rouge.
— Paris, Belfond, 1998 : p. 229 à 243.

    J’avais appris qu’on pouvait être très démocratiquement soumis à la question dans les prisons de la République. J’avais suivi mon père et ma mère, Henri et Gilberte Alleg, quand ils « franchirent le rideau de fer » (mais dans le sens Paris-Moscou) pour cause de délit d’opinion et de soutien à la lutte du peuple algérien. Aussi fut-ce très naturellement que j’en vins à faire la connaissance de Jeannette Thorez-Vermeersch, au début des années 80 : autour d’elle s’étaient agrégés, dans les mois qui suivirent l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, quelques communistes lucides qui, envers et contre l’euphorie du moment, dénonçaient les illusions qu’entretenait alors la direction du P.C.F. et craignaient à très juste titre que l’on ne s’orientât en France vers une pâle gestion social-démocrate de la crise du capitalisme.
    Il s’agit ici de la vie d’un responsable politique qui devint à partir de 1929 un « révolutionnaire professionnel », qui lia son destin et son idéal à la jeune Union soviétique, et qui, quarante ans plus tard, préféra se démettre plutôt que de rendre sa vie informe en se déjugeant pour la première fois. C’est aussi l’histoire d’une petite fille, contrainte de faire des ménages dès l’âge de dix ans, qui devint plus tard dans cet ordre : mère, députée communiste, épouse, puis grand-mère et qui fut appelée à nouer des liens d’amitié avec des hommes tels qu’Hô Chi Minh, Nikita Khrouchtchev et Pablo Picasso ; qui eut l’occasion de deviser avec Nadejda Kroupskaïa, la veuve de Lénine, avec Georges Dimitrov ou Liu Shaoqi...

128. Le Parti Communiste Français et la question palestinienne (1973-1982).
Dossier rédigé dans le cadre de notre DEA de Sciences politiques,
Université Paris I, 1982. — 27 p.

[typogr.].

 

 

 

P R E S S E / D I V E R S

 

 

- Livre

129. Résistances. Entretiens avec Aymeric Monville. — Paris, Delga, 2015. — 318 p.

-

    Dans ces libres entretiens, Jean Salem revient, tout d’abord, sur une enfance dont le cours fut déterminé par les combats de ses parents, Henri et Gilberte Alleg. Combats pour l’indépendance de l’Algérie, pour la justice sociale et la victoire de l’idéal communiste, combats pour la cause de la paix, de la fraternité, de la liberté.

    Il évoque ses propres passions intellectuelles, son parcours académique, ainsi que le grand travail de conviction, de résistance aussi, qui fut nécessaire pour faire revivre à la Sorbonne, après trente années de plomb, l’étude de l’œuvre et de la pensée de Marx.

    En tirant, enfin, les enseignements des nombreux voyages qu’il effectue autour du monde en tant que militant et en tant qu’universitaire, il livre ici ses réflexions sur la crise actuelle, sur la dégénérescence des gauches en Occident, et sur l’aggravation des tensions internationales.

 

 

- Articles

130. « Marx contre les endormeurs », Le Nouvel observateur, n° 2598, 21 août 2014.
131. « Marxisme : pensée critique, le retour », Panthéon-Sorbonne Magazine, Magazine de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, n° 9, septembre-octobre 2014, p. 18-21.
132. « Pas là pour nourrir le marché ! Qu’attendre du droit de regard accordé aux grandes entreprises sur l’offre de formation universitaire ? », – Entretien, L’Humanité, 23 décembre 2013.
133. « Esclavage sexuel : un crime japonais », Marianne, n° 861, du 19 au 25 octobre 2013, p. 85.
134. « Éloge de la pensée rationnelle », Entretien réalisé par Fabien Perrier, dans le cadre des Séries de l’été de L’Humanité : « Ce que nous devons à la Grèce », 2, 28 août 2012.
135. « Deux films sur le massacre du 17 octobre 1961 », Marianne, n° 861, du ?? au ?? octobre 2011, p. ??
136. « Vers quels lendemains ? », Revue du Projet, n° 4, janvier 2011. — Repris sur Mediapart, 8 janvier 2011.
137. « Entretien avec un jeune Chinois » [en portugais], dans : ODiario.info, 22 janvier 2010.
138. « Le Marxisme en France / Retour de Chine », Social Science Weekly (Shangai), 17 déc. 2009.
139. « Le 18-Brumaire de Louis le Funeste », dans : Le Grand retour de Marx, dossier préparé par Aude Lancelin et Jean-Gabriel Fredet, Le Nouvel Observateur, n° 2337, 20 août 2009.
140. Allocution prononcée le 18 novembre 2008, à la Sorbonne, à l’occasion de la remise du Prix de l’Union rationaliste à Lucien Sève, Les Cahiers rationalistes, mars-avril 2009, n° 599, p. 11-13.
141. « Dirigeants du PS, merci pour le spectacle », Libération, 13 novembre 2008.
142. « Pourquoi je suis épicurien », Entretien avec Aude Lancelin et Marie Lemonnier, Le Nouvel Observateur, n° 2283, 7 août 2008.
143. « Leggere Marx a Parigi : lo spirito e la lettera », (Lire Marx à Paris : l’esprit et la lettre), Entretien avec Salvatore Prinzi, L’Ospite Ingrato, mai 2008.
144. « Fraternité communiste », Télérama, hors série : « Fraternité », mars 2007, p. 68-69.
145. « Mal radical, bien-être et bonheur de la lutte », Place publique (Nantes), n° 2, mars-avril 2007, p. 103-106.
146. « Les gens sont plus beaux quand ils sont ensemble », Entretien avec Laurent Acharian, Réussir ensemble, Journal interne de Price Waterhouse Coopers, septembre 2006, p. 4.
147. « Un air pur émanait de sa libre conversation », dans : L’Empreinte Sartre, n° hors série de Libération, consacré à Jean-Paul Sartre, 11 mars 2005.
148. « Moscou-Paris, via Alger ». — Dans : Écrire, résister (Anniversaire : Dix ans d’Encre Marine). — Fougères, Encre Marine, 2001, p. 239-242.

• Presse :
- Le Monde, 14 décembre 2001 [Roger-Pol Droit]
- L’Humanité, 16 janvier 2002 [Stéphane Floccari]

149. « À mon psy ». — Contribution, dans : Les Mots du refus. En Rhône-Alpes à l’heure du mensonge : p. 74 à 77 ; co-édité par les éditions Aléas, Le Bel Aujourd’hui, Comp’Act, Encre Marine, Golias, Paroles d’Aube, Poésie-rencontres, 1998.
150. « Premier poste, ou : Le Colocataire » (nouvelle), 1980.

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- Comptes rendus d’ouvrages
[presse quotidienne]

151. Compte rendu de :
— Alain BROSSAT, La Résistance infinie,
Paris, Lignes (‘Essais’), 2006.
L’Humanité, 3 octobre 2006.
152. Compte rendu de :
— Jacques ATTALI, L’Ordre cannibale : vie et mort de la médecine,
Paris, Grasset, 1979.
L’Humanité, 21 décembre 1979.

Texte de ce compte rendu

153. Compte rendu de :
— Camille BOURNIQUEL, Tempo [roman],
Paris, Julliard, 1977.
L’Humanité, 21 octobre 1977.
154. Compte rendu de :
— Lucien MATHIEU, Terre, opération survie,
préface d’Haroun Tazieff,
Paris, Éditions de la Farandole, 1975.
L’Humanité, 14 mars 1977.
155. Compte rendu de :
— Marie-Christine BARDOUILLET, La Librairie du travail,
Paris, F. Maspero, 1977.
L’Humanité, 2 décembre 1977.
156. Compte rendu de :
Le racisme et l’apartheid en Afrique australe,
Paris, Éd. Les Presses de l’UNESCO, 1976.
L’Humanité, 3 février 1976.
157. Compte rendu de :
— Claudie FAYEIN, Le Yémen,
Paris, Éditions du Seuil (coll. ‘Petite Planète’), 1975.
L’Humanité, 13 avril 1976.
158. Compte rendu de :
— Françoise CORRÈZE, Femmes des mechtas,
Paris, Éditeurs Français Réunis, 1976.
L’Humanité, 5 août 1976.
159. Compte rendu de :
— Extraits de la Muqaddima d’IBN KHALDUN, présentés par Georges LABICA,
Éd. Centre pédagogique maghrébin,
Paris, Hachette, 1965.
L’Humanité, 23 décembre 1976.
160. Compte rendu de :
— Israël SHAHAK, Le racisme de l’État d’Israël,
Paris, Guy Authier, 1975.
L’Humanité, décembre 1975.
161. Compte rendu de :
— Félicia LANGER, Avocate israélienne, je témoigne,
Paris, Éditions Sociales, 1975.
L’Humanité, décembre 1975.







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