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PHARE » Le laboratoire » Présentation

Marché monétaire : histoire et théorie

 

 

Le marché monétaire, lieu d’échange de la liquidité entre les banques et entre les banques et la banque d’émission/centrale combine à la fois la dimension du marché et une dimension politique puisque la politique monétaire y trouve son domaine d’application. De plus il s’agit d’un marché particulier puisqu’il est souvent (mais pas toujours) organisé autour d’une banque centrale ; en outre, il est le lieu d’une politique particulière dont le degré d’autonomie reste curieusement à l’abri des débats et des délibérations qui caractérisent la politique budgétaire et fiscale – et donc la démocratie.

 

C’est peut être en raison de cette complexité que les économistes ont souvent mis entre parenthèses cette institution : les macro-économistes en faisant référence à une banque unique ou aux « autorités monétaires » (Wicksell, Fisher, Keynes dans la Théorie Générale), les micro-économistes en  privilégiant le rôle d’intermédiation financière assuré par les banques. 

 

De plus, la généralisation des politiques de taux d’intérêt dans les dernières années et les évènements récents (la crise financière depuis 2007 qui s’est caractérisée par un « blocage » du marché monétaire) et les interventions massives des banques centrales incitent les économistes à revenir sur l’étude de ce marché et sur des questionnements théoriques qui lui sont liés, tels que la formation des taux d’intérêt et la notion de liquidité.

 

Cet intérêt nouveau pour le marché monétaire est évident tant au niveau des travaux  macroéconomiques (articles récents de Woodford sur le « quantitative easing ») ou surtout microéconomiques depuis déjà quelques années (Allen, Brunnermeier, Rochet, Aglietta) qui visent à expliquer les sources de défaillances de ce marché et de l’insuffisance de liquidité. Ainsi, les économistes aujourd’hui cherchent à mettre en accord la théorie économique avec les pratiques bancaires constatées (Woodford 2003) et que les historiens étudient.

 

En effet, les pratiques de politique monétaire des banques centrales n’ont cessé de révéler l’importance du marché monétaire ainsi que l’attestent les travaux des historiens (Levy-Leboyer et Bouvier, dans Braudel et Labrousse, J.M. Jeanneney et S. Guillaumont – Jeanneney, Flandreau, Sylla, Bordo).

Présentation Marché monétaire

Marché monétaire : histoire et théorie

 

 

Le marché monétaire, lieu d’échange de la liquidité entre les banques et entre les banques et la banque d’émission/centrale combine à la fois la dimension du marché et une dimension politique puisque la politique monétaire y trouve son domaine d’application. De plus il s’agit d’un marché particulier puisqu’il est souvent (mais pas toujours) organisé autour d’une banque centrale ; en outre, il est le lieu d’une politique particulière dont le degré d’autonomie reste curieusement à l’abri des débats et des délibérations qui caractérisent la politique budgétaire et fiscale – et donc la démocratie.

 

C’est peut être en raison de cette complexité que les économistes ont souvent mis entre parenthèses cette institution : les macro-économistes en faisant référence à une banque unique ou aux « autorités monétaires » (Wicksell, Fisher, Keynes dans la Théorie Générale), les micro-économistes en  privilégiant le rôle d’intermédiation financière assuré par les banques. 

 

De plus, la généralisation des politiques de taux d’intérêt dans les dernières années et les évènements récents (la crise financière depuis 2007 qui s’est caractérisée par un « blocage » du marché monétaire) et les interventions massives des banques centrales incitent les économistes à revenir sur l’étude de ce marché et sur des questionnements théoriques qui lui sont liés, tels que la formation des taux d’intérêt et la notion de liquidité.

 

Cet intérêt nouveau pour le marché monétaire est évident tant au niveau des travaux  macroéconomiques (articles récents de Woodford sur le « quantitative easing ») ou surtout microéconomiques depuis déjà quelques années (Allen, Brunnermeier, Rochet, Aglietta) qui visent à expliquer les sources de défaillances de ce marché et de l’insuffisance de liquidité. Ainsi, les économistes aujourd’hui cherchent à mettre en accord la théorie économique avec les pratiques bancaires constatées (Woodford 2003) et que les historiens étudient.

 

En effet, les pratiques de politique monétaire des banques centrales n’ont cessé de révéler l’importance du marché monétaire ainsi que l’attestent les travaux des historiens (Levy-Leboyer et Bouvier, dans Braudel et Labrousse, J.M. Jeanneney et S. Guillaumont – Jeanneney, Flandreau, Sylla, Bordo).

 

On constate ainsi que la forme des marchés monétaires change avec le caractère unifié ou non de la circulation monétaire et qu’ils précèdent et suscitent la création des banques centrales. Ses formes les plus anciennes sont immédiatement internationales. Elles évoluent en symbiose avec l’économie réelle – ce qui ne va pas toujours de soi. L’exemple des Etats-Unis (qui voient circuler au XIXème siècle plusieurs centaines de monnaies - vraies et fausses - différentes) ou celui de la future Allemagne, sont particulièrement importants. Les chambres de compensation peuvent faire émerger une banque centrale et d’émission. L’utilisation des titres de la dette publique comme contrepartie de l’émission monétaire joue un rôle probablement important dans ce processus, tout comme la défense des valeurs interne et externe de la monnaie par l’intermédiaire des taux de l’intérêt.

 

On voit donc que les économistes aujourd’hui renouent avec une tradition plus ancienne que des historiens de la pensée économique (P. Mehrling, J. de Boyer, Sylvie Diatkine) ont étudiée. Ils cherchent ainsi à mettre en perspective les pratiques actuelles des banques centrales et celles constatées et théorisées aux XVIIIème et XIXème siècles.

 

C’est pourquoi, on se propose de mener une étude qui vise à repérer le rôle et l’importance de la notion de marché monétaire. L’histoire tant factuelle qu’intellectuelle de deux notions sera au cœur de cette recherche : celle de  liquidité et celle de taux d’intérêt de la monnaie.

 

Ce projet nécessite donc la collaboration d’historiens de la pensée économique et d’historiens économistes. Elle mettra en évidence le caractère spécifique de ce marché. Elle montrera la nécessaire présence d’institutions pour comprendre la nature de ce marché, institutions telles que le système bancaire et la banque centrale autour de l’étude de la liquidité bancaire. Le projet est donc aussi partie prenante d’un thème de recherche sur les institutions. Il est clair qu’il est aussi relié au thème concernant l’étude des crises puisqu’il débouche sur la notion de crise de liquidité, de prêteur en dernier ressort mais aborde évidemment les liens entre marché monétaire et dettes publiques.

 

Cette recherche cherchera à fournir des pistes d’explication de la « disparition » éventuelle du marché monétaire à certaines époques dans la pensée monétaire.

 

Informations et contact :

Opens window for sending emailDaniel Diatkine

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